jeudi 27 décembre 2007

Interventions sur la fibre à la dernière rencontre EBG



27 12 2007
Intervenants :
ILIAD – FREE : Maxime Lombardini, Directeur Général
ORANGE GROUPE : Yves Parfait, Directeur de projet FFTH
NEUF-CEGETEL : Daniel Caclin, PDG
ARCEP : Gabrielle Gauthey, membre du collège
NUMERICABLE : Arnaud Polaillon, Secrétaire Général

Animation : Denis Lescop - Maître de conférence, INT




Intervention de Gabrielle Gauthey, de l'ARCEP
L'ARCEP est attentive au développement du très haut débit en France, qui est inéluctable : la fibre est l'avenir de nos réseaux fixes.
En France, ce développement se situe dans la suite logique du dynamisme des développements dans le haut débit, dont la plupart des acteurs veulent aller assez vite dans le sens d'un déploiement de la fibre dans la boucle locale. Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, l'Europe tablant sur un autre modèle de développement (FFTC couplé au VDSL et non FFTH).
Comme pour le haut débit, l'enjeu de cet investissement, qui est un investissement structurant, est qu'il soit porté par l'ensemble des opérateurs et que le dynamisme concurentiel ne soit pas trop vite bousculé.
Pour ceci, de la prévisibilité est nécessaire, tout comme la capacité à ne pas sous-estimer le risque de remonopolisation. Par rapport à cet enjeu, la régulation se doit, sans être intrusive, de se concentrer sur les goulots d'étranglement, qui sont au nombre de deux : les fourreaux et la partie terminale, à la fois dans les immeubles et dans la partie horizontale finale de la boucle locale.
Le premier problème est celui de l'accès aux immeubles. Il y a une réticence des bailleurs et des copropriétés, qui veulent limiter les travaux. En même temps, il faut garantir à chaque particulier le droit de choisir son opérateur. C'est pourquoi la mutualisation, principe selon lequel le premier opérateur qui effectue l'installation donne ensuite l'accès aux autres, est indispensable. La régulation est un outil pertinent pour la mettre en œuvre : il s'agit de mettre en place une régulation symétrique pour imposer la mutualisation de la partie terminale, ce qui est difficile, du fait des topographies et des technologies différentes des opérateurs. Il faudrait donc donner à l'ARCEP le pouvoir de définir cette régulation symétrique, et de la rendre opposable à tous les opérateurs, lui confiant ainsi une mission de définition des modalités pratiques de la mutualisation.
Une fois l'ouverture des réseaux garantie, il faut faciliter l'accès aux immeubles. La proposition de l'ARCEP, en conciliation avec les autorités publiques, est de prévoir des dispositions législatives pour étendre une sorte de droit à l'antenne à la fibre et définir des normes nouvelles pour les immeubles neufs.
La mutualisation au pied d'immeuble est indispensable mais ne suffit pas, car elle suppose que chacun tire sa propre fibre, ce qui suppose un degré d'investissement par rapport auquel tous les opérateurs ne sont pas sur un pied d'égalité. Il y aura un problème de décalage : certains opérateurs fibrent déjà rapidement les grandes villes, d'autres pas du tout. Il ne faut pas sous-estimer le danger de rebasculement du marché.
L'ARCEP va demander à l'ensemble des opérateurs, de façon transitoire, une offre de mutualisation sur la base d'un accord commun qui rassurera les bailleurs et permettra d'éviter les monopoles locaux.
La question du génie civil fait moins débat car le cadre européen l'anticipe. Là encore, les opérateurs ne sont pas égaux, car certains en disposent et d'autre pas, ce qui génère un surcoût pour ces derniers de l'ordre de 50 à 80%.
Il est fort probable que le cadre des nouvelles recommandations européennes prévoie une capacité d'agir sur les fourreaux. France Télécom l'a anticipé en faisant faire un audit de ses fourreaux pour voir s'il y avait de la place et si les informations de génie civil sont disponibles. France Télécom va également faire une première offre de fourreaux d'ici la fin de l'année. Les éléments pour qu'une offre de fourreaux soit opérationnelle sont : la disponibilité, les délais et les tarifs. Pour cela, l'information égale entre tous les opérateurs est un critère essentiel.
La régulation se doit de trouver un équilibre entre incitation à l'investissement et prévention des monopoles. L'ARCEP travaille avec un calendrier serré : il prévoit la publication d'une offre de fourreaux d'ici la fin de l'année et une offre de mutualisation au printemps. Mais il est urgent de débloquer la situation, tout en gardant à l'esprit que les dispositifs pourront être révisés en cas de basculement du marché.



Intervention de Yves Parfait, d'Orange

Après une phase de test opérée durant l'année 2006, Orange est actuellement en phase de pré-déploiement commercial sur la période 2007/2008.
La nécessité de passer par une phase de pré-déploiement commercial est justifiée par le fait qu'avant d'entrer dans une phase de déploiement massif, il est nécessaire d'éclaircir trois aspects.
Comment estimer l'attente de la part du public pour un tel type d'offre ? Actuellement, 15 millions de foyers sont raccordés à l'ADSL en France, soit un nombre important de gens désormais familiers du multimédia et de ses usages, qui commencent progressivement à atteindre les limites d'une connexion ADSL : par exemple, la mise en ligne d'un album photo sur Internet prend actuellement une heure voire plus là où une dizaine de minutes suffirait avec de la fibre. Les changements amenés par l'Internet, la nouvelle place qu'il accorde à l'utilisateur, désormais au centre des usages, tout cela appelle à un dépassement de l'ADSL.
Dans ce contexte, s'il n'y a pas encore de ruée vers la fibre, on peut parler d'une tendance de fond qui pourrait nous y amener.
Le déploiement de la fibre pose des problèmes techniques et industriels. L'ADSL reposait sur les réseaux existants, la fibre, elle, nécessite la reconstruction d'un réseau complet : il faut des équipements et établir des processus. Il faut étendre le réseau pour le faire parvenir jusqu'au pied des immeubles et ensuite, les travaux que sa mise en place à l'intérieur des immeubles supposent, reposent sur l'accord des syndics de copropriété, qu'il faut donc convaincre.
Pour mieux répondre à ces enjeux techniques, il est important de mettre en œuvre des solutions de mutualisation du câblage, de faire en sorte que la fibre puisse être partagée. Orange s'est engagée dans cette voie, en proposant à Neuf et à Free de se connecter sur une fibre montante Orange.
Pour harmoniser les rapports entre fournisseurs et rassurer les investisseurs, il faut clarifier le cadre juridique, ce qui repose sur deux volets : le travail sur les parties communes aux immeubles et le travail sur les parties extérieures à ceux-ci. Orange souhaite s'inscrire dans une approche ouverte en ouvrant l'infrastructure aux concurrents.
La prise en compte de ces trois éléments devrait permettre de clarifier le paysage et de prévoir ainsi l'essor de la fibre en 2009.



Intervention de Arnaud Polaillon, de Numéricâble

Le câble a connu une consolidation récente, opérée en deux étapes, en mars 2005 et en juillet 2006. La conséquence de cette consolidation du réseau est qu'elle a conduit les actionnaires à investir à nouveau. Partout où il y a du câble, il y a un acteur motivé pour investir dans le très haut débit, ce qu'on n'imaginait pas forcément il y a 4-5 ans.
Ceci se traduit par un investissement dans la fibre optique. Numéricâble en est actuellement à la deuxième année de construction de son réseau et a pour objectif un nombre de 2 millions de prises raccordables d'ici la fin de l'année, 5 millions d'ici fin 2008 et 7,5 millions d'ici fin 2009, sachant que l'empreinte du câble est de 9,3 millions de prises.
Les raisons de ce choix tiennent à ce que dans le cadre de la consolidation il y avait une logique à réaliser l'interconnexion du réseau jusqu'alors disparate en vue du très haut débit, d'autant plus que les possibilités techniques existent et que les fourreaux sont disponibles, ce qui dans le marché représente un outil industriel puissant, à un moment où on commence à pouvoir pointer les limites de l'ADSL.
Numéricâble se veut un acteur majeur du déploiement de la fibre optique. Il entend effectuer un développement excédentaire par rapport à ses besoins, pour ensuite louer cet excédent, ce qui correspond à sa vision de la manière dont il convient de mutualiser. La mutualisation doit être pensée au niveau du réseau, dès la première étape, c'est-à-dire l'apport de la fibre au pied des immeubles. Le principal défi est la capillarité, c'est pourquoi Numéricâble propose la location de la fibre et pas simplement des fourreaux. Se contenter de penser la mutualisation simplement au pied des immeubles, c'est nier la difficulté d'un réseau capillaire à plusieurs distributeurs, en risquant de restreindre celui-ci à trois ou quatre acteurs.
À l'intérieur des immeubles, il faut se prémunir d'une vision trop dirigiste. Il est nécessaire que l'infrastructure dans les immeubles soit ouverte et que ne soit pas donné un pouvoir bloquant aux copropriétés. Ce dernier point est essentiel, car donner un pouvoir bloquant, c'est courir le risque de conduire à l'arrêt du déploiement de la fibre dans les immeubles. Si le cable avait pu se développer, c'était précisément parce qu'il y avait un droit d'accès à celui-ci sur la demande du premier client.

Intervention de Daniel Caclin, de Neuf-Cegetel/Erenis

Neuf Cegetel recense actuellement 100.000 prises à Paris et à Pau, ce qui permet d'avoir une bonne vue de son impact sur les utilisateurs. Il apparaît ainsi que l'apport de très haut débit dans les immeubles conduit à une hausse de la part de marché, qui atteint 20% dans un délai de six à douze mois. La fibre répond donc à des limites, notamment dans les usages multimedia : elle permet d'uploader plus rapidement un album photo ou encore donne un meilleur accès à l'IPTV. La situation actuelle où la demande encourage l'offre et où l'offre répond à des besoins laisse présumer du caractère indispensable de la fibre optique à l'avenir.
Concernant la mutualisation du réseau, il faut selon Daniel Caclin être moins consensuel et admettre qu'actuellement France Télécom et l'opérateur du câble sont en train de tisser leur toile, de mettre en place leur réseau, et de s'y tenir. Il est alors important de trouver un schéma concret pratique, par exemple le recours à la fibre noire, pour donner à tous les opérateurs la capacité à raccorder leurs clients, au fur et à mesure que les immeubles se mutualisent. Sinon, le risque est de voir se profiler un rebasculement du marché, qui requerrait comme remède des systèmes de régulation asymétrique que personne ne souhaite. Il faut donc veiller à bien être dans les conditions d'une ouverture réelle du marché.
Un autre volet à aborder concerne l'activité des pouvoirs publics quant à l'accès de la fibre à certains territoires, dont certains ne pourront être couverts par la seule initiative privée, alors qu'il y a du commerce à y faire. Il faut ici prendre appui sur les DSP, au travers desquels il a été possible de réduire les inégalités d'accès aux usages de services innovants.
Gabrielle Gauthey de l'ARCEP est revenue par la suite sur ce point, en insistant sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à parler de territoires réduits. L'ARCEP travaille avec des collectivités locales. Par exemple la Manche a une ambition affichée de 50% de foyers fibrés d'ici cinq ans. L'effort à fournir n'est pas nécessairement un effort de financement public, mais un effort de dialogue pour encourager les co-investissements.

Intervention de Maxime Lombardini, de Iliad-Free

Avec un an de recul et d'expérience dans le domaine de la fibre, il est possible de constater que la demande est là et qu'il y a un modèle économique. Mais pour transformer ces ingrédients et faire en sorte que tout cela prenne, il faut respecter des conditions.
Le point le plus crucial est le problème de la concurrence. Il ne faut pas se satisfaire de l'idée selon laquelle dès lors qu'il y a offre de fourreaux (rendue possible uniquement après une saisie du conseil de la concurrence) il y aurait par voie de conséquence mutualisation sur la verticalité. La situation n'est pas aujourd'hui satisfaisante et dans l'hypothèse d'une offre de fourreaux, il manque encore une égalité de traitement qui permettrait à chacun de pouvoir tirer des câbles au même moment et en disposant des mêmes informations dès lors que des fourreaux sont disponibles, ainsi qu'une offre complémentaire de fibre quand il y a saturation des fourreaux où dans le cas des villes plus petites.
Il manque encore une vraie solution de mutualisation et s'il y a consensus dans l'énoncé, la mise en œuvre est difficile. Il y mutualisation des infrastructures, des fourreaux, mais il faut aussi qu'il y en ait dès lors qu'il y a intervention du génie civil ainsi qu'au moment du tirage des fils. Pour les immeubles, on mutualise actuellement au pied des immeubles, ce qui n'est pas viable pour les opérateurs alternatifs. La solution serait de proposer une solution bi-fibre, une qui se situerait au pied de l'immeuble, l'autre qui irait jusqu'à un répartiteur. Cette solution a un coût faible et permettrait à tous les opérateurs, y compris de nouveaux opérateurs, de se connecter sur le répartiteur.
La dernière grande difficulté est l'accès aux copropriétés, encore trop complexe. Il le demeurera tant que par ailleurs la situation concurrentielle ne sera pas clarifiée et qu'on ne disposera pas de normes claires de verticalisation et de mutualisation, fixées par des barèmes. Il faudrait aller dans le sens d'un droit à la fibre, c'est à dire de garantir l'accès à la fibre à toute personne qui le souhaite.
Le message d'alerte est qu'actuellement on est dans une situation absurde, où la concurrence est rude sur certaines zones et où plutôt que de couvrir le territoire de façon optimisée avec des solutions techniques partagées on se concentre sur certaines zones avec des solutions peu mutualisables et dans un cadre juridique encore flou. Il faut donc veiller à établir des solutions techniques, mettre en place une vraie mutualisation et définir des tarifs.

vendredi 30 novembre 2007

L'autorité des télécoms rend son verdict



30 11 2007

Cet été l'ARCEP (l'autorité française de régulation des télécoms) avait lancé des consultations publiques en vue d'engager une discussion entre les différents acteurs du marché de la fibre optique. Après que chacun ait rendu sa copie, l'ARCEP a rendu public ses conclusions sur cette consultation le 28 novembre dernier.

Elle se prononce notamment sur la mutualisation du réseau de fibre optique, qui passera nécessairement par un partage entre les opérateurs de la partie finale du réseau. Cela éviterait d'avoir plusieurs opérateurs dans un même immeuble, et donc une saturation des parties communes d'un immeuble par la présence d'un Free, Neuf, ou Orange. Ces propositions de l'ARCEP devraient s'inscrire dans le cadre d'une loi au courant de l'année prochaine. Un "droit à la fibre" est même évoqué...

Une des questions principales de ces consultations de l'ARCEP était sans nul doute, l'accès aux fourreaux France Telecom par les opérateurs alternatifs : « l'accès au génie civil de France Télécom doit être assuré pour permettre l'investissement de tous les opérateurs ». A cette fin, l'ARCEP veillerait à ce que cet accès se fasse dans des conditions équivalentes pour chaque opérateur.

Le rôle des collectivités locales a également été souligné par l'ARCEP car elles peuvent agir comme des accélérateur de déploiement en mettant à disposition des informations, en effectuant ou initiant des travaux de pose de fourreaux ou de génie civile, ... .

Il sera donc important de suivre le projet de loi en 2008 ainsi que les applications des recommandations de l'ARCEP!

Sources : www.arcep.fr - Présentation des résultats de la consultation publique

mardi 6 novembre 2007

Interview avec le Directeur de la fibre Neuf



06 11 2007

Nous avons interviewé le directeur Neuf Très Haut Débit qui a en charge toute la partie infrastructure et réseau de la fibre optique : François Paulus. Dans notre petite interview, il revient sur les principales questions concernant le déploiement ainsi que le réseau fibre optique et notamment sur la question du FTTB et FTTH.

Il nous annonce également quelle sera (probablement) la seconde ville de province raccordée à la fibre optique Neuf, après Pau et nous explique quelles sont les problématiques qu'a l'opérateur avec les collectivités locales et les DSP, Délégations de Service Public.

Tout ça se trouve dans la petite vidéo ci-dessous (tendez bien l'oreille ou augmentez le son de votre PC) :

Dans les prochains jours, nous rencontrerons Daniel Caclin, le Directeur commercial de l'offre Fibre Optique. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les laisser dans vos commentaires !

vendredi 28 septembre 2007

Le 92 aura la fibre



28 09 2007

Il y a quelques jours se déroulait à Paris le salon Odébit 2007, le salon du Haut Débit en France où se réunissait les principaux acteurs du marché. A cette occasion, le responsable des SI des Hauts de Seine (92), Martin de Mijolla, a annoncé que la DSP (Délégation de service public) dénommée THD 92 était en cours de mise en place.

Voici la vidéo de Jean-Michel Billaut qui reprend tous les détails de ce projet :



Quelques détails et chiffres ont été donné à cette occasion. Voici les principales caractéristiques du projet résumées sur le site de Degroupnews :

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mardi 17 juillet 2007

La première ville 100 % fibrée de France !



17 07 2007

gonfreville ftth Pau, Montpellier et Poitiers ne sont pas les seules villes de province pionnières dans le déploiement de la fibre, désormais il faudra aussi compter sur Gonfreville-l'Orcher (Seine Maritime) et ses 10 000 habitants !

Il s'agit en réalité de l'agglomération du Havre qui a décidé d'investir près de 5 millions d'euros pour fibrer entièrement Gonfreville d'ici un an, soit une centaine de kilomètres de fibres optiques. A terme, tous les foyers (3500) de cette ville seront fibrés et raccordés au réseau très haut débit.

Un équipement spécifique sera aussi installé dans tous les foyers afin de prévenir en temps réel la population en cas d'un éventuel incident survenant sur l'une des usines classées Seveso présentes dans la commune. La possibilité est également donnée aux habitants de communiquer instantanément avec les autorités en cas de crise pour faciliter l'intervention des secours.

Gonfreville constituera vraisemblablement un cas d'école pour d'autres agglomérations en France tant en matière de réseau fibre optique que de système de gestion de crise.

Source : L'Usine Nouvelle

mardi 3 juillet 2007

Avant de poser la fibre, quelques travaux ...



03 07 2007

Nous voici sur un des chantiers où Neuf va déployer sa fibre optique. Nous avons suivi les équipes du déploiement qui avant la pose des câbles de fibre optique doivent préparer le terrain : travaux de génie civil, installation de goulottes dans les égoûts, ... . De nombreuses contraintes sont posées par les pouvoirs publics, des collectivités locales ou encore la voirie.

Ces travaux sont effectués par des équipes spécialisées dans leur métier.

Cliquez sur les vignettes pour les agrandir et ouvrir le diaporama :




mercredi 20 juin 2007

Exclusif ou Neutre ?



20 06 2007

Après la multiplication des annonces sur le déploiement de réseau FTTx en France dans les grandes villes Française, l'internaute non urbain sent la fracture numérique repartir de plus belle en faveur de quelques privilégiés urbains.

Des sommes astronomiques sont annoncées pour la réalisation de réseaux fibre optique, qui dans un premier temps, concerneront que certains quartiers de grandes villes. Jusqu'à présent, à quelques exceptions près, ces réseaux seront la propriété de la société qui pose la fibre. L'ARCEP contre un nouveau monopole, demande la mutualisation des derniers mètres (le câblage vertical) pour que l'utilisateur final puisse choisir son FAI. Mais cela induit que les autres FAI construisent également un réseau ou tirent leurs fibres dans le réseau existant. Dans une même rue on pourra donc avoir des fibres France Télécom, Free, Neuf Cegetel et autres.

Résultat 3 réseaux et 3 investissements minimum

Pour éviter de gaspiller des mètres de fibre et beaucoup d'argent une solution simple existe : le réseau neutre. Une région, un département, une agglomération et/ou une ville peuvent mettre en place une Délégation de Service Public pour la réalisation d'un réseau neutre de collecte en fibre optique permettant de dégroupé tout les NRA de sa juridiction ou même la construction d'un réseau fibre optique pour du FTTx.

Pour la FTTx deux exemples : la DSP du Pau Broadband Country sur l'Agglomération Paloise (64) et la DSP du SIPPEREC sur 13 communes de la périphérie Parisienne. Dans ces deux cas un réseau neutre qui est/ou sera en exploitation et permettra de louer le réseau à tous les opérateurs ou fournisseurs d'accès qui le souhaitent.

Résultat : 1 réseau et un seul investissement

La volonté politique peut, quelque soit le lieu en France, déployer un réseau FTTx dans une ville ou même dans un village. Réduisant ainsi le temps d'attente avant que vous voyez la fibre optique dans votre maison ou appartement. Si Pau, Gonfreville l'Orcher l'ont fait pourquoi pas d'autres?

La réduction de la fracture numérique passera-t-elle par là ?

vendredi 15 juin 2007

Taxer l'ADSL pour financer la fibre optique ?



15 06 2007

C'est tout du moins l'idée soulevée par l'Association des Villes et des Collectivités pour les Communications électroniques (AVICCA) si on veut fibrer la France de façon égalitaire à un horizon de 20 ans.

En partant de cette hypothèse, elle estime que « les collectivités devraient investir 1 milliard d’euros par an, soit 8 fois leurs investissements en 2006 dans les réseaux », une augmentation qui sera dure à encaisser. L’argent et les investissements vont donc être le nerf de la guerre du déploiement de la fibre, c'est pourquoi l'AVICCA propose de taxer les abonnés ADSL à raison d’un euro par mois.

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vendredi 8 juin 2007

Sympa le quartier !



08 06 2007

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Une petite révolution débarque dans le centre de Paris à partir de ce week-end. En effet, les habitants du 2ème arrondissement de Paris (quartiers du Sentier et de Montorgueil notamment) vont devenir des cobayes des temps modernes avec le projet Quartier Numérique.

Pendant 18 mois, leur arrondissement va se transformer en laboratoire géant des nouvelles les technologies. Et dans l’histoire, ils sont plutôt veinards car ils pourront en profiter gratuitement !

Ce projet inédit s’est concrétisé grâce à Silicon Sentier, une association parisienne regroupant des entreprises high tech. Son approche est originale car elle développe des projets collaboratifs réunissant les collectivités locales, des acteurs privés et la région. Dans le cadre de Quartier Numérique, ce sont à la fois la Ville de Paris, la région Ile de France et une cinquantaine d’entreprises qui participent au projet.

Concrètement, ce projet permettra aux habitants du 2ème de profiter du Wi-Fi en zone urbaine : que ce soit dans la rue, chez les commerçants ou dans un parc, ils pourront accéder à un grand nombre de services numériques via le Wi-Fi. La fibre optique n’est pas mise de côté, au contraire, elle sera déployée dans une grande partie de l’arrondissement

Pour les entreprises participantes, l’objectif est expérimental et stratégique : elles pourront faire tester leurs innovations à un grand nombre d’utilisateurs et obtenir un retour direct de leur part. Les habitants sont donc pleinement impliqués dans ce projet et pourront même prendre des initiatives personnelles.

Espérons qu'un tel projet fasse tache d'huile.

Source : Quartier Numérique, Silicon Sentier

jeudi 7 juin 2007

Communiqué de l'ARCEP pour la mutualisation des réseaux



07 06 2007

L’ARCEP a noté que les principaux opérateurs français ont annoncé et ont commencé à mettre en place des plans de déploiement de réseaux d’accès très haut débit, à Paris et en province.

Pour favoriser l’efficacité des investissements au bénéfice final des consommateurs, l’ARCEP va approfondir deux sujets : l’accès des opérateurs aux fourreaux et le partage de la partie terminale des réseaux.

L’accès des opérateurs aux fourreaux

Elle note que le renouvellement complet de la boucle locale cuivre par des boucles locales en fibre optique requiert un investissement de plusieurs dizaines de milliards d’euros avec pour moitié les coûts de génie civil et de pose de fourreaux.
Plusieurs travaux sont menés pour mutualiser les fourreaux :
- le Comité des Réseaux d'Initiative Publique (CRIP) étudie les modalités d’intervention des collectivités en faveur du très haut débit
- l’évaluation de l’opportunité et la faisabilité d’une régulation des fourreaux de l’opérateur historique
A l’été, l’ARCEP mettra en consultation publique une analyse de marché portant sur la situation concurrentielle des fourreaux et leur régulation éventuelle.

Le partage de la partie terminale des réseaux

Les avantages qu’offre la mutualisation sont les suivants :
- limitation des nuisances dans les immeubles et les logements pour éviter une multiplication des travaux de pose de réseaux par les différents opérateurs
- permettre aux habitants de choisir librement leur fournisseur d’accès très haut débit sans se soucier de l’opérateur qui aura équipé leur immeuble.

Pour fournir une information transparente aux différents acteurs, l’ARCEP demande aux opérateurs de leur faire parvenir d’ici la fin du mois leur offre technique et tarifaire d’accès à la partie terminale de leur réseau.
A l’issue de cela, un document soumis à consultation publique précisera les principales conditions nécessaires pour que la partie terminale d’un réseau fibre puisse être mutualisée entre les différents opérateurs très haut débit dans des conditions techniques et économiques raisonnables.

Source : Communiqué de presse ARCEP