jeudi 27 décembre 2007

Interventions sur la fibre à la dernière rencontre EBG



27 12 2007
Intervenants :
ILIAD – FREE : Maxime Lombardini, Directeur Général
ORANGE GROUPE : Yves Parfait, Directeur de projet FFTH
NEUF-CEGETEL : Daniel Caclin, PDG
ARCEP : Gabrielle Gauthey, membre du collège
NUMERICABLE : Arnaud Polaillon, Secrétaire Général

Animation : Denis Lescop - Maître de conférence, INT




Intervention de Gabrielle Gauthey, de l'ARCEP
L'ARCEP est attentive au développement du très haut débit en France, qui est inéluctable : la fibre est l'avenir de nos réseaux fixes.
En France, ce développement se situe dans la suite logique du dynamisme des développements dans le haut débit, dont la plupart des acteurs veulent aller assez vite dans le sens d'un déploiement de la fibre dans la boucle locale. Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, l'Europe tablant sur un autre modèle de développement (FFTC couplé au VDSL et non FFTH).
Comme pour le haut débit, l'enjeu de cet investissement, qui est un investissement structurant, est qu'il soit porté par l'ensemble des opérateurs et que le dynamisme concurentiel ne soit pas trop vite bousculé.
Pour ceci, de la prévisibilité est nécessaire, tout comme la capacité à ne pas sous-estimer le risque de remonopolisation. Par rapport à cet enjeu, la régulation se doit, sans être intrusive, de se concentrer sur les goulots d'étranglement, qui sont au nombre de deux : les fourreaux et la partie terminale, à la fois dans les immeubles et dans la partie horizontale finale de la boucle locale.
Le premier problème est celui de l'accès aux immeubles. Il y a une réticence des bailleurs et des copropriétés, qui veulent limiter les travaux. En même temps, il faut garantir à chaque particulier le droit de choisir son opérateur. C'est pourquoi la mutualisation, principe selon lequel le premier opérateur qui effectue l'installation donne ensuite l'accès aux autres, est indispensable. La régulation est un outil pertinent pour la mettre en œuvre : il s'agit de mettre en place une régulation symétrique pour imposer la mutualisation de la partie terminale, ce qui est difficile, du fait des topographies et des technologies différentes des opérateurs. Il faudrait donc donner à l'ARCEP le pouvoir de définir cette régulation symétrique, et de la rendre opposable à tous les opérateurs, lui confiant ainsi une mission de définition des modalités pratiques de la mutualisation.
Une fois l'ouverture des réseaux garantie, il faut faciliter l'accès aux immeubles. La proposition de l'ARCEP, en conciliation avec les autorités publiques, est de prévoir des dispositions législatives pour étendre une sorte de droit à l'antenne à la fibre et définir des normes nouvelles pour les immeubles neufs.
La mutualisation au pied d'immeuble est indispensable mais ne suffit pas, car elle suppose que chacun tire sa propre fibre, ce qui suppose un degré d'investissement par rapport auquel tous les opérateurs ne sont pas sur un pied d'égalité. Il y aura un problème de décalage : certains opérateurs fibrent déjà rapidement les grandes villes, d'autres pas du tout. Il ne faut pas sous-estimer le danger de rebasculement du marché.
L'ARCEP va demander à l'ensemble des opérateurs, de façon transitoire, une offre de mutualisation sur la base d'un accord commun qui rassurera les bailleurs et permettra d'éviter les monopoles locaux.
La question du génie civil fait moins débat car le cadre européen l'anticipe. Là encore, les opérateurs ne sont pas égaux, car certains en disposent et d'autre pas, ce qui génère un surcoût pour ces derniers de l'ordre de 50 à 80%.
Il est fort probable que le cadre des nouvelles recommandations européennes prévoie une capacité d'agir sur les fourreaux. France Télécom l'a anticipé en faisant faire un audit de ses fourreaux pour voir s'il y avait de la place et si les informations de génie civil sont disponibles. France Télécom va également faire une première offre de fourreaux d'ici la fin de l'année. Les éléments pour qu'une offre de fourreaux soit opérationnelle sont : la disponibilité, les délais et les tarifs. Pour cela, l'information égale entre tous les opérateurs est un critère essentiel.
La régulation se doit de trouver un équilibre entre incitation à l'investissement et prévention des monopoles. L'ARCEP travaille avec un calendrier serré : il prévoit la publication d'une offre de fourreaux d'ici la fin de l'année et une offre de mutualisation au printemps. Mais il est urgent de débloquer la situation, tout en gardant à l'esprit que les dispositifs pourront être révisés en cas de basculement du marché.



Intervention de Yves Parfait, d'Orange

Après une phase de test opérée durant l'année 2006, Orange est actuellement en phase de pré-déploiement commercial sur la période 2007/2008.
La nécessité de passer par une phase de pré-déploiement commercial est justifiée par le fait qu'avant d'entrer dans une phase de déploiement massif, il est nécessaire d'éclaircir trois aspects.
Comment estimer l'attente de la part du public pour un tel type d'offre ? Actuellement, 15 millions de foyers sont raccordés à l'ADSL en France, soit un nombre important de gens désormais familiers du multimédia et de ses usages, qui commencent progressivement à atteindre les limites d'une connexion ADSL : par exemple, la mise en ligne d'un album photo sur Internet prend actuellement une heure voire plus là où une dizaine de minutes suffirait avec de la fibre. Les changements amenés par l'Internet, la nouvelle place qu'il accorde à l'utilisateur, désormais au centre des usages, tout cela appelle à un dépassement de l'ADSL.
Dans ce contexte, s'il n'y a pas encore de ruée vers la fibre, on peut parler d'une tendance de fond qui pourrait nous y amener.
Le déploiement de la fibre pose des problèmes techniques et industriels. L'ADSL reposait sur les réseaux existants, la fibre, elle, nécessite la reconstruction d'un réseau complet : il faut des équipements et établir des processus. Il faut étendre le réseau pour le faire parvenir jusqu'au pied des immeubles et ensuite, les travaux que sa mise en place à l'intérieur des immeubles supposent, reposent sur l'accord des syndics de copropriété, qu'il faut donc convaincre.
Pour mieux répondre à ces enjeux techniques, il est important de mettre en œuvre des solutions de mutualisation du câblage, de faire en sorte que la fibre puisse être partagée. Orange s'est engagée dans cette voie, en proposant à Neuf et à Free de se connecter sur une fibre montante Orange.
Pour harmoniser les rapports entre fournisseurs et rassurer les investisseurs, il faut clarifier le cadre juridique, ce qui repose sur deux volets : le travail sur les parties communes aux immeubles et le travail sur les parties extérieures à ceux-ci. Orange souhaite s'inscrire dans une approche ouverte en ouvrant l'infrastructure aux concurrents.
La prise en compte de ces trois éléments devrait permettre de clarifier le paysage et de prévoir ainsi l'essor de la fibre en 2009.



Intervention de Arnaud Polaillon, de Numéricâble

Le câble a connu une consolidation récente, opérée en deux étapes, en mars 2005 et en juillet 2006. La conséquence de cette consolidation du réseau est qu'elle a conduit les actionnaires à investir à nouveau. Partout où il y a du câble, il y a un acteur motivé pour investir dans le très haut débit, ce qu'on n'imaginait pas forcément il y a 4-5 ans.
Ceci se traduit par un investissement dans la fibre optique. Numéricâble en est actuellement à la deuxième année de construction de son réseau et a pour objectif un nombre de 2 millions de prises raccordables d'ici la fin de l'année, 5 millions d'ici fin 2008 et 7,5 millions d'ici fin 2009, sachant que l'empreinte du câble est de 9,3 millions de prises.
Les raisons de ce choix tiennent à ce que dans le cadre de la consolidation il y avait une logique à réaliser l'interconnexion du réseau jusqu'alors disparate en vue du très haut débit, d'autant plus que les possibilités techniques existent et que les fourreaux sont disponibles, ce qui dans le marché représente un outil industriel puissant, à un moment où on commence à pouvoir pointer les limites de l'ADSL.
Numéricâble se veut un acteur majeur du déploiement de la fibre optique. Il entend effectuer un développement excédentaire par rapport à ses besoins, pour ensuite louer cet excédent, ce qui correspond à sa vision de la manière dont il convient de mutualiser. La mutualisation doit être pensée au niveau du réseau, dès la première étape, c'est-à-dire l'apport de la fibre au pied des immeubles. Le principal défi est la capillarité, c'est pourquoi Numéricâble propose la location de la fibre et pas simplement des fourreaux. Se contenter de penser la mutualisation simplement au pied des immeubles, c'est nier la difficulté d'un réseau capillaire à plusieurs distributeurs, en risquant de restreindre celui-ci à trois ou quatre acteurs.
À l'intérieur des immeubles, il faut se prémunir d'une vision trop dirigiste. Il est nécessaire que l'infrastructure dans les immeubles soit ouverte et que ne soit pas donné un pouvoir bloquant aux copropriétés. Ce dernier point est essentiel, car donner un pouvoir bloquant, c'est courir le risque de conduire à l'arrêt du déploiement de la fibre dans les immeubles. Si le cable avait pu se développer, c'était précisément parce qu'il y avait un droit d'accès à celui-ci sur la demande du premier client.

Intervention de Daniel Caclin, de Neuf-Cegetel/Erenis

Neuf Cegetel recense actuellement 100.000 prises à Paris et à Pau, ce qui permet d'avoir une bonne vue de son impact sur les utilisateurs. Il apparaît ainsi que l'apport de très haut débit dans les immeubles conduit à une hausse de la part de marché, qui atteint 20% dans un délai de six à douze mois. La fibre répond donc à des limites, notamment dans les usages multimedia : elle permet d'uploader plus rapidement un album photo ou encore donne un meilleur accès à l'IPTV. La situation actuelle où la demande encourage l'offre et où l'offre répond à des besoins laisse présumer du caractère indispensable de la fibre optique à l'avenir.
Concernant la mutualisation du réseau, il faut selon Daniel Caclin être moins consensuel et admettre qu'actuellement France Télécom et l'opérateur du câble sont en train de tisser leur toile, de mettre en place leur réseau, et de s'y tenir. Il est alors important de trouver un schéma concret pratique, par exemple le recours à la fibre noire, pour donner à tous les opérateurs la capacité à raccorder leurs clients, au fur et à mesure que les immeubles se mutualisent. Sinon, le risque est de voir se profiler un rebasculement du marché, qui requerrait comme remède des systèmes de régulation asymétrique que personne ne souhaite. Il faut donc veiller à bien être dans les conditions d'une ouverture réelle du marché.
Un autre volet à aborder concerne l'activité des pouvoirs publics quant à l'accès de la fibre à certains territoires, dont certains ne pourront être couverts par la seule initiative privée, alors qu'il y a du commerce à y faire. Il faut ici prendre appui sur les DSP, au travers desquels il a été possible de réduire les inégalités d'accès aux usages de services innovants.
Gabrielle Gauthey de l'ARCEP est revenue par la suite sur ce point, en insistant sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à parler de territoires réduits. L'ARCEP travaille avec des collectivités locales. Par exemple la Manche a une ambition affichée de 50% de foyers fibrés d'ici cinq ans. L'effort à fournir n'est pas nécessairement un effort de financement public, mais un effort de dialogue pour encourager les co-investissements.

Intervention de Maxime Lombardini, de Iliad-Free

Avec un an de recul et d'expérience dans le domaine de la fibre, il est possible de constater que la demande est là et qu'il y a un modèle économique. Mais pour transformer ces ingrédients et faire en sorte que tout cela prenne, il faut respecter des conditions.
Le point le plus crucial est le problème de la concurrence. Il ne faut pas se satisfaire de l'idée selon laquelle dès lors qu'il y a offre de fourreaux (rendue possible uniquement après une saisie du conseil de la concurrence) il y aurait par voie de conséquence mutualisation sur la verticalité. La situation n'est pas aujourd'hui satisfaisante et dans l'hypothèse d'une offre de fourreaux, il manque encore une égalité de traitement qui permettrait à chacun de pouvoir tirer des câbles au même moment et en disposant des mêmes informations dès lors que des fourreaux sont disponibles, ainsi qu'une offre complémentaire de fibre quand il y a saturation des fourreaux où dans le cas des villes plus petites.
Il manque encore une vraie solution de mutualisation et s'il y a consensus dans l'énoncé, la mise en œuvre est difficile. Il y mutualisation des infrastructures, des fourreaux, mais il faut aussi qu'il y en ait dès lors qu'il y a intervention du génie civil ainsi qu'au moment du tirage des fils. Pour les immeubles, on mutualise actuellement au pied des immeubles, ce qui n'est pas viable pour les opérateurs alternatifs. La solution serait de proposer une solution bi-fibre, une qui se situerait au pied de l'immeuble, l'autre qui irait jusqu'à un répartiteur. Cette solution a un coût faible et permettrait à tous les opérateurs, y compris de nouveaux opérateurs, de se connecter sur le répartiteur.
La dernière grande difficulté est l'accès aux copropriétés, encore trop complexe. Il le demeurera tant que par ailleurs la situation concurrentielle ne sera pas clarifiée et qu'on ne disposera pas de normes claires de verticalisation et de mutualisation, fixées par des barèmes. Il faudrait aller dans le sens d'un droit à la fibre, c'est à dire de garantir l'accès à la fibre à toute personne qui le souhaite.
Le message d'alerte est qu'actuellement on est dans une situation absurde, où la concurrence est rude sur certaines zones et où plutôt que de couvrir le territoire de façon optimisée avec des solutions techniques partagées on se concentre sur certaines zones avec des solutions peu mutualisables et dans un cadre juridique encore flou. Il faut donc veiller à établir des solutions techniques, mettre en place une vraie mutualisation et définir des tarifs.

jeudi 26 juillet 2007

Les pays les plus fibrés



26 07 2007

Pour compléter le précédent article, voici un tableau proposé par le FTTH Council qui nous présente les 10 pays les plus avancés dans le déploiement de la fibre optique.

Bien sûr, c'est en Asie qu'il faut chercher les précurseurs (4 pays d'Asie dans le top 10), mais pas loin de chez nous émergent aussi des nations qu'on attendait moins comme l'Italie. Certes, la France n'est pas dans le classement cette fois-ci, mais avec l'effervescence actuelle autour de la fibre, il ne serait pas étonnant qu'elle entre dans ce classement dans les années qui viennent.

stat ftth

Source : FTTH Council

lundi 23 juillet 2007

Hong Kong, le royaume du très haut débit



23 07 2007

21,2 %

C'est la proportion des connexions fibre optique à Hong Kong ! Dans la ville chinoise, le choix technologique qui a été privilégié est le FTTB, la fibre jusqu'à l'immeuble.

A titre comparaison, la France se situe encore en-dessous des 1 % !

Source : FTTH Council

lundi 16 juillet 2007

L'équipe Très Haut Débit Neuf vous répond



16 07 2007
Vous avez été très nombreux à nous poser des questions dans les forums ou par mails sur le réseau de fibre optique de Neuf.

Nous avons dégagé les quelques grandes tendances de ces questions et nous les avons posées hier aux responsables du marketing et du déploiement de la fibre optique chez Neuf Cegetel...

Voici les réponses à vos questions les plus fréquentes :

On dit que Neuf fait seulement du FTTB à Paris en s’appuyant sur le réseau déployé par Erenis, entreprise que Neuf a rachetée il y a quelques mois. Qu’en est-il réellement?
[Neuf Très Haut Débit] Neuf a pris le parti de faire du FTTH, Fiber To The Home, c'est-à-dire de la fibre jusqu’à l’abonné. Le FTTB, Fiber To The Building, c’est-à-dire de la fibre jusqu’à l’immeuble, est une technologie historique et qui correspond aux immeubles déployés par Erenis en son temps.

Concrètement, quelle est la différence pour un « internaute FTTB » et un « internaute FTTH » ?
[Neuf THD] Aucune en terme de service. Neuf annonce jusqu’à 50 M dynamiques de débit pour l’instant et les deux types d’infrastructures permettent de fournir ce service à l’utilisateur final. L’installation dans son logement est légèrement différente : dans le cas du FTTB, le câble téléphonique existant est réutilisé tandis que pour le FTTH, un nouveau câble est installé depuis les parties communes dans le logement de l’abonné et une prise optique est posée. D’ailleurs, nous offrons ces frais d’installations jusqu’au 31 août prochain pour tous les nouveaux clients Neuf (au lieu de 59 € TTC).

Lire la suite …

mercredi 27 juin 2007

Le FTTx en Europe, les grands chantiers



27 06 2007

Pour ceux qui s'intéressent aux projets FTTx, voici un petit document de synthèse en anglais très récent de Dirk van der Woude qui revient sur les différents projets européens de déploiement de la fibre optique pour les particuliers. (mis à jour le 25 juin 2007)

La France bénéficie d'un chapitre assez large, mais on peut savoir aussi ce qui se fait chez nos amis norvégiens, allemands, espagnols ou encore danois ...

Une vraie référence sur le FTTH en Europe.

Lire le document  :


Source : FTTH Blog (en anglais)

jeudi 21 juin 2007

Quels usages du très haut débit grâce à la fibre optique?



21 06 2007

Avec la généralisation future des chaînes HD, on pourra grâce à la fibre optique regarder plusieurs chaînes de télévision en haute définition en même temps (nécessitant chacun un flux d’environ 14 Mbits/s), alors qu’en ADSL il n’est possible que de voir un flux HD à la fois.

Autre innovation de la fibre optique, c’est l’arrivée de la vidéo 3D –actuellement en test chez Orange- qui permet de regarder des vidéos en 3 dimensions sans avoir besoin de porter des lunettes spéciales. La bande passante demandée est considérable (50 à 90 Mbits), c’est pourquoi seule la fibre optique permet d’accéder à ce service.

La fibre optique poussera également le marché de la VoD (vidéo à la demande) car le temps de téléchargement sera réduit ; mais aussi l’émergence de nouveaux services comme la possibilité de télécharger un DVD ou un CD complet en quelques minutes chez un cybermarchand afin de les graver chez soi.

Autre versant de la fibre optique, le débit montant également appelé upload, sera beaucoup plus rapide, permettant de mettre en ligne les films de vacances afin de les partager avec ses amis plus rapidement. Les technophiles y voit aussi la possibilité de transformer leur PC personnel en serveur pour pouvoir partager leurs fichiers plus rapidement aux personnes autorisées.

Par ailleurs, les utilisateurs de services de sauvegarde en ligne tireront pleinement profit de ces services car la sauvegarde d’un disque dur complet était jusqu’à maintenant fastidieuse et longue avec l’ADSL, avec la fibre optique cela sera plus simple et rapide.

Source : Micro actuel

jeudi 7 juin 2007

Communiqué de l'ARCEP pour la mutualisation des réseaux



07 06 2007

L’ARCEP a noté que les principaux opérateurs français ont annoncé et ont commencé à mettre en place des plans de déploiement de réseaux d’accès très haut débit, à Paris et en province.

Pour favoriser l’efficacité des investissements au bénéfice final des consommateurs, l’ARCEP va approfondir deux sujets : l’accès des opérateurs aux fourreaux et le partage de la partie terminale des réseaux.

L’accès des opérateurs aux fourreaux

Elle note que le renouvellement complet de la boucle locale cuivre par des boucles locales en fibre optique requiert un investissement de plusieurs dizaines de milliards d’euros avec pour moitié les coûts de génie civil et de pose de fourreaux.
Plusieurs travaux sont menés pour mutualiser les fourreaux :
- le Comité des Réseaux d'Initiative Publique (CRIP) étudie les modalités d’intervention des collectivités en faveur du très haut débit
- l’évaluation de l’opportunité et la faisabilité d’une régulation des fourreaux de l’opérateur historique
A l’été, l’ARCEP mettra en consultation publique une analyse de marché portant sur la situation concurrentielle des fourreaux et leur régulation éventuelle.

Le partage de la partie terminale des réseaux

Les avantages qu’offre la mutualisation sont les suivants :
- limitation des nuisances dans les immeubles et les logements pour éviter une multiplication des travaux de pose de réseaux par les différents opérateurs
- permettre aux habitants de choisir librement leur fournisseur d’accès très haut débit sans se soucier de l’opérateur qui aura équipé leur immeuble.

Pour fournir une information transparente aux différents acteurs, l’ARCEP demande aux opérateurs de leur faire parvenir d’ici la fin du mois leur offre technique et tarifaire d’accès à la partie terminale de leur réseau.
A l’issue de cela, un document soumis à consultation publique précisera les principales conditions nécessaires pour que la partie terminale d’un réseau fibre puisse être mutualisée entre les différents opérateurs très haut débit dans des conditions techniques et économiques raisonnables.

Source : Communiqué de presse ARCEP

jeudi 31 mai 2007

Partenariat entre la FNAIM et Neuf



31 05 2007

Neuf Cegetel et la FNAIM Paris Ile-de-France ont conclu une convention de partenariat avec pour but de promouvoir le raccordement d’immeubles en fibre optique au travers des adhérents administrateurs de biens et syndics de la FNAIM Paris Ile-de-France et de proposer l’offre 9pass aux adhérents de la FNAIM Paris Ile-de-France (syndics, administrateurs de biens, conseils en immobilier d’entreprises, agences immobilières etc…).

Grâce à la FNAIM, Neuf Cegetel encouragera les administrateurs de biens et les syndics à promouvoir auprès de leurs clients le raccordement de leur immeuble en fibre optique par Neuf Cegetel et donner accès à l’offre 100% Neuf Box en fibre optique aux habitants des immeubles raccordés.

Ce partenariat permet à Neuf Cegetel de confirmer ses ambitions dans la fibre optique.