Intervenants :
ILIAD – FREE : Maxime Lombardini, Directeur Général
ORANGE GROUPE : Yves Parfait, Directeur de projet FFTH
NEUF-CEGETEL : Daniel Caclin, PDG
ARCEP : Gabrielle Gauthey, membre du collège
NUMERICABLE : Arnaud Polaillon, Secrétaire Général
Animation : Denis Lescop - Maître de conférence, INT
Intervention de Gabrielle Gauthey, de l'ARCEP
L'ARCEP est attentive au développement du très haut débit en France, qui est inéluctable : la fibre est l'avenir de nos réseaux fixes.
En France, ce développement se situe dans la suite logique du dynamisme des développements dans le haut débit, dont la plupart des acteurs veulent aller assez vite dans le sens d'un déploiement de la fibre dans la boucle locale. Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, l'Europe tablant sur un autre modèle de développement (FFTC couplé au VDSL et non FFTH).
Comme pour le haut débit, l'enjeu de cet investissement, qui est un investissement structurant, est qu'il soit porté par l'ensemble des opérateurs et que le dynamisme concurentiel ne soit pas trop vite bousculé.
Pour ceci, de la prévisibilité est nécessaire, tout comme la capacité à ne pas sous-estimer le risque de remonopolisation. Par rapport à cet enjeu, la régulation se doit, sans être intrusive, de se concentrer sur les goulots d'étranglement, qui sont au nombre de deux : les fourreaux et la partie terminale, à la fois dans les immeubles et dans la partie horizontale finale de la boucle locale.
Le premier problème est celui de l'accès aux immeubles. Il y a une réticence des bailleurs et des copropriétés, qui veulent limiter les travaux. En même temps, il faut garantir à chaque particulier le droit de choisir son opérateur. C'est pourquoi la mutualisation, principe selon lequel le premier opérateur qui effectue l'installation donne ensuite l'accès aux autres, est indispensable. La régulation est un outil pertinent pour la mettre en œuvre : il s'agit de mettre en place une régulation symétrique pour imposer la mutualisation de la partie terminale, ce qui est difficile, du fait des topographies et des technologies différentes des opérateurs. Il faudrait donc donner à l'ARCEP le pouvoir de définir cette régulation symétrique, et de la rendre opposable à tous les opérateurs, lui confiant ainsi une mission de définition des modalités pratiques de la mutualisation.
Une fois l'ouverture des réseaux garantie, il faut faciliter l'accès aux immeubles. La proposition de l'ARCEP, en conciliation avec les autorités publiques, est de prévoir des dispositions législatives pour étendre une sorte de droit à l'antenne à la fibre et définir des normes nouvelles pour les immeubles neufs.
La mutualisation au pied d'immeuble est indispensable mais ne suffit pas, car elle suppose que chacun tire sa propre fibre, ce qui suppose un degré d'investissement par rapport auquel tous les opérateurs ne sont pas sur un pied d'égalité. Il y aura un problème de décalage : certains opérateurs fibrent déjà rapidement les grandes villes, d'autres pas du tout. Il ne faut pas sous-estimer le danger de rebasculement du marché.
L'ARCEP va demander à l'ensemble des opérateurs, de façon transitoire, une offre de mutualisation sur la base d'un accord commun qui rassurera les bailleurs et permettra d'éviter les monopoles locaux.
La question du génie civil fait moins débat car le cadre européen l'anticipe. Là encore, les opérateurs ne sont pas égaux, car certains en disposent et d'autre pas, ce qui génère un surcoût pour ces derniers de l'ordre de 50 à 80%.
Il est fort probable que le cadre des nouvelles recommandations européennes prévoie une capacité d'agir sur les fourreaux. France Télécom l'a anticipé en faisant faire un audit de ses fourreaux pour voir s'il y avait de la place et si les informations de génie civil sont disponibles. France Télécom va également faire une première offre de fourreaux d'ici la fin de l'année. Les éléments pour qu'une offre de fourreaux soit opérationnelle sont : la disponibilité, les délais et les tarifs. Pour cela, l'information égale entre tous les opérateurs est un critère essentiel.
La régulation se doit de trouver un équilibre entre incitation à l'investissement et prévention des monopoles. L'ARCEP travaille avec un calendrier serré : il prévoit la publication d'une offre de fourreaux d'ici la fin de l'année et une offre de mutualisation au printemps. Mais il est urgent de débloquer la situation, tout en gardant à l'esprit que les dispositifs pourront être révisés en cas de basculement du marché.
Intervention de Yves Parfait, d'Orange
Après une phase de test opérée durant l'année 2006, Orange est actuellement en phase de pré-déploiement commercial sur la période 2007/2008.
La nécessité de passer par une phase de pré-déploiement commercial est justifiée par le fait qu'avant d'entrer dans une phase de déploiement massif, il est nécessaire d'éclaircir trois aspects.
Comment estimer l'attente de la part du public pour un tel type d'offre ? Actuellement, 15 millions de foyers sont raccordés à l'ADSL en France, soit un nombre important de gens désormais familiers du multimédia et de ses usages, qui commencent progressivement à atteindre les limites d'une connexion ADSL : par exemple, la mise en ligne d'un album photo sur Internet prend actuellement une heure voire plus là où une dizaine de minutes suffirait avec de la fibre. Les changements amenés par l'Internet, la nouvelle place qu'il accorde à l'utilisateur, désormais au centre des usages, tout cela appelle à un dépassement de l'ADSL.
Dans ce contexte, s'il n'y a pas encore de ruée vers la fibre, on peut parler d'une tendance de fond qui pourrait nous y amener.
Le déploiement de la fibre pose des problèmes techniques et industriels. L'ADSL reposait sur les réseaux existants, la fibre, elle, nécessite la reconstruction d'un réseau complet : il faut des équipements et établir des processus. Il faut étendre le réseau pour le faire parvenir jusqu'au pied des immeubles et ensuite, les travaux que sa mise en place à l'intérieur des immeubles supposent, reposent sur l'accord des syndics de copropriété, qu'il faut donc convaincre.
Pour mieux répondre à ces enjeux techniques, il est important de mettre en œuvre des solutions de mutualisation du câblage, de faire en sorte que la fibre puisse être partagée. Orange s'est engagée dans cette voie, en proposant à Neuf et à Free de se connecter sur une fibre montante Orange.
Pour harmoniser les rapports entre fournisseurs et rassurer les investisseurs, il faut clarifier le cadre juridique, ce qui repose sur deux volets : le travail sur les parties communes aux immeubles et le travail sur les parties extérieures à ceux-ci. Orange souhaite s'inscrire dans une approche ouverte en ouvrant l'infrastructure aux concurrents.
La prise en compte de ces trois éléments devrait permettre de clarifier le paysage et de prévoir ainsi l'essor de la fibre en 2009.
Intervention de Arnaud Polaillon, de Numéricâble
Le câble a connu une consolidation récente, opérée en deux étapes, en mars 2005 et en juillet 2006. La conséquence de cette consolidation du réseau est qu'elle a conduit les actionnaires à investir à nouveau. Partout où il y a du câble, il y a un acteur motivé pour investir dans le très haut débit, ce qu'on n'imaginait pas forcément il y a 4-5 ans.
Ceci se traduit par un investissement dans la fibre optique. Numéricâble en est actuellement à la deuxième année de construction de son réseau et a pour objectif un nombre de 2 millions de prises raccordables d'ici la fin de l'année, 5 millions d'ici fin 2008 et 7,5 millions d'ici fin 2009, sachant que l'empreinte du câble est de 9,3 millions de prises.
Les raisons de ce choix tiennent à ce que dans le cadre de la consolidation il y avait une logique à réaliser l'interconnexion du réseau jusqu'alors disparate en vue du très haut débit, d'autant plus que les possibilités techniques existent et que les fourreaux sont disponibles, ce qui dans le marché représente un outil industriel puissant, à un moment où on commence à pouvoir pointer les limites de l'ADSL.
Numéricâble se veut un acteur majeur du déploiement de la fibre optique. Il entend effectuer un développement excédentaire par rapport à ses besoins, pour ensuite louer cet excédent, ce qui correspond à sa vision de la manière dont il convient de mutualiser. La mutualisation doit être pensée au niveau du réseau, dès la première étape, c'est-à-dire l'apport de la fibre au pied des immeubles. Le principal défi est la capillarité, c'est pourquoi Numéricâble propose la location de la fibre et pas simplement des fourreaux. Se contenter de penser la mutualisation simplement au pied des immeubles, c'est nier la difficulté d'un réseau capillaire à plusieurs distributeurs, en risquant de restreindre celui-ci à trois ou quatre acteurs.
À l'intérieur des immeubles, il faut se prémunir d'une vision trop dirigiste. Il est nécessaire que l'infrastructure dans les immeubles soit ouverte et que ne soit pas donné un pouvoir bloquant aux copropriétés. Ce dernier point est essentiel, car donner un pouvoir bloquant, c'est courir le risque de conduire à l'arrêt du déploiement de la fibre dans les immeubles. Si le cable avait pu se développer, c'était précisément parce qu'il y avait un droit d'accès à celui-ci sur la demande du premier client. Intervention de Daniel Caclin, de Neuf-Cegetel/Erenis
Neuf Cegetel recense actuellement 100.000 prises à Paris et à Pau, ce qui permet d'avoir une bonne vue de son impact sur les utilisateurs. Il apparaît ainsi que l'apport de très haut débit dans les immeubles conduit à une hausse de la part de marché, qui atteint 20% dans un délai de six à douze mois. La fibre répond donc à des limites, notamment dans les usages multimedia : elle permet d'uploader plus rapidement un album photo ou encore donne un meilleur accès à l'IPTV. La situation actuelle où la demande encourage l'offre et où l'offre répond à des besoins laisse présumer du caractère indispensable de la fibre optique à l'avenir.
Concernant la mutualisation du réseau, il faut selon Daniel Caclin être moins consensuel et admettre qu'actuellement France Télécom et l'opérateur du câble sont en train de tisser leur toile, de mettre en place leur réseau, et de s'y tenir. Il est alors important de trouver un schéma concret pratique, par exemple le recours à la fibre noire, pour donner à tous les opérateurs la capacité à raccorder leurs clients, au fur et à mesure que les immeubles se mutualisent. Sinon, le risque est de voir se profiler un rebasculement du marché, qui requerrait comme remède des systèmes de régulation asymétrique que personne ne souhaite. Il faut donc veiller à bien être dans les conditions d'une ouverture réelle du marché.
Un autre volet à aborder concerne l'activité des pouvoirs publics quant à l'accès de la fibre à certains territoires, dont certains ne pourront être couverts par la seule initiative privée, alors qu'il y a du commerce à y faire. Il faut ici prendre appui sur les DSP, au travers desquels il a été possible de réduire les inégalités d'accès aux usages de services innovants.
Gabrielle Gauthey de l'ARCEP est revenue par la suite sur ce point, en insistant sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à parler de territoires réduits. L'ARCEP travaille avec des collectivités locales. Par exemple la Manche a une ambition affichée de 50% de foyers fibrés d'ici cinq ans. L'effort à fournir n'est pas nécessairement un effort de financement public, mais un effort de dialogue pour encourager les co-investissements. Intervention de Maxime Lombardini, de Iliad-Free
Avec un an de recul et d'expérience dans le domaine de la fibre, il est possible de constater que la demande est là et qu'il y a un modèle économique. Mais pour transformer ces ingrédients et faire en sorte que tout cela prenne, il faut respecter des conditions.
Le point le plus crucial est le problème de la concurrence. Il ne faut pas se satisfaire de l'idée selon laquelle dès lors qu'il y a offre de fourreaux (rendue possible uniquement après une saisie du conseil de la concurrence) il y aurait par voie de conséquence mutualisation sur la verticalité. La situation n'est pas aujourd'hui satisfaisante et dans l'hypothèse d'une offre de fourreaux, il manque encore une égalité de traitement qui permettrait à chacun de pouvoir tirer des câbles au même moment et en disposant des mêmes informations dès lors que des fourreaux sont disponibles, ainsi qu'une offre complémentaire de fibre quand il y a saturation des fourreaux où dans le cas des villes plus petites.
Il manque encore une vraie solution de mutualisation et s'il y a consensus dans l'énoncé, la mise en œuvre est difficile. Il y mutualisation des infrastructures, des fourreaux, mais il faut aussi qu'il y en ait dès lors qu'il y a intervention du génie civil ainsi qu'au moment du tirage des fils. Pour les immeubles, on mutualise actuellement au pied des immeubles, ce qui n'est pas viable pour les opérateurs alternatifs. La solution serait de proposer une solution bi-fibre, une qui se situerait au pied de l'immeuble, l'autre qui irait jusqu'à un répartiteur. Cette solution a un coût faible et permettrait à tous les opérateurs, y compris de nouveaux opérateurs, de se connecter sur le répartiteur.
La dernière grande difficulté est l'accès aux copropriétés, encore trop complexe. Il le demeurera tant que par ailleurs la situation concurrentielle ne sera pas clarifiée et qu'on ne disposera pas de normes claires de verticalisation et de mutualisation, fixées par des barèmes. Il faudrait aller dans le sens d'un droit à la fibre, c'est à dire de garantir l'accès à la fibre à toute personne qui le souhaite.
Le message d'alerte est qu'actuellement on est dans une situation absurde, où la concurrence est rude sur certaines zones et où plutôt que de couvrir le territoire de façon optimisée avec des solutions techniques partagées on se concentre sur certaines zones avec des solutions peu mutualisables et dans un cadre juridique encore flou. Il faut donc veiller à établir des solutions techniques, mettre en place une vraie mutualisation et définir des tarifs.
Pour ceux qui maitrisent un peu l'anglais, voici un petit reportage de France 24 sur ce que le journaliste appelle la "guerre de la fibre" qui sévit actuellement en France.
Nous avons interviewé le directeur Neuf Très Haut Débit qui a en charge toute la partie infrastructure et réseau de la fibre optique : François Paulus. Dans notre petite interview, il revient sur les principales questions concernant le déploiement ainsi que le réseau fibre optique et notamment sur la question du FTTB et FTTH.
Il nous annonce également quelle sera (probablement) la seconde ville de province raccordée à la fibre optique Neuf, après Pau et nous explique quelles sont les problématiques qu'a l'opérateur avec les collectivités locales et les DSP, Délégations de Service Public.
Tout ça se trouve dans la petite vidéo ci-dessous (tendez bien l'oreille ou augmentez le son de votre PC) :
Dans les prochains jours, nous rencontrerons Daniel Caclin, le Directeur commercial de l'offre Fibre Optique. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les laisser dans vos commentaires !
En France on n'a pas encore vu de pub TV pour un opérateur de fibre optique : l'affaire n'est sûrement pas bien rentable vu le nombre de logements raccordés. En Asie par contre, c'est assez différent car la fibre est monnaie courante dans les grandes villes.
Voici la pub de l'opérateur HKBN (Hong Kong Broadband Net) qui propose un accès à 100M symétriques pour moins de 50 $ (pas mal!). C'est original on va dire ...
Il y avait déjà Orange, Free, Neuf et Numéricable sur le marché de la fibre optique. Voilà qu'Alice, à la surprise de tous, annonce ses ambitions sur le Très Haut Débit.
Alice, qui n'est autre que la marque de Telecom Italia en France, va tester ce nouveau produit sur 2 000 à 3 000 clients répartis dans près de 500 immeubles, sur 2 arrondissements à Paris : le 8e et le 10e.
C'est la technologie FTTH GPON qui est privilégiée par l'opérateur, qui reconnait avoir un peu de retard dans la maîtrise de cette technologie.
Certains s'interrogent sur cette annonce à un moment où le FAI est l'objet de rumeurs de vente et que la tendance du marché est plutôt à la concentration.
Quelques articles intéressants dans l'actualité de la fibre optique sont parus sur quelques webzines ces jours-ci :
Tout d'abord un petit retour sur les différents choix technologiques effectués par les 3 opérateurs fibre optique (Orange, Free et Neuf) : à lire sur DSL Valley
Ensuite le choix de Redback (filiale d'Ericsson) par Neuf Cegetel pour déployer les équipements et routeurs FTTH : à lire sur Boursier.com
Enfin, une recommandation d'UFC Que Choisir qui met en garde les professionnels de l'immobilier face à un déploiement rapide, sans une régulation claire du marché de la Fibre Optique : à lire sur Degroupnews.
Le collectif TRES HAUT DEBIT POUR TOUS publie ce matin sa réponse à la consultation publique de l’ARCEP sur la mutualisation des réseaux FTTH.
Réclamant au gouvernement la mise en place d’un droit à la fibre pour tous s’appuyant sur la loi du 66-457 du 2 juillet 1966.
Pour parler simplement ce que demande ce collectif se résume ainsi :
Au titre du droit à la fibre, un propriétaire, locataire ou occupant de bonne foi pourra adresser sa demande aux copropriétaires et au syndic pour donner mandat à un opérateur de télécommunication pour déployer une infrastructure fibre dans les parties communes de son immeuble.
Le but étant de faciliter l’accès des opérateurs aux copropriétés.
Bien entendu le collectif demande d’autre types d’arrangement pour faciliter la mise en place de la fibre, aussi je vous invite à consulter le Blog du Collectif TRES HAUT DEBIT POUR TOUS et de lire le fichier PDF qui se trouve en bas de l’article pour une information détaillée.
Lors de leur visite du labo de Neuf, les équipes du Journal du Net ont décroché une petite exclusivité en matière de fibre optique : le développement en cours d'une nouvelle génération de Neuf Box dédiée à la fibre optique.
L'actuelle Neuf Box (NB4) est d'ores et déjà FTTH Ready mais nécessite tout de même l'ajout d'un convertisseur optique. La prochaine version apparemment se passerait de cette petite installation et la fibre optique arriverait directement dans la Neuf Box.
Voici les images qu'ils ont pu prendre. On remarque qu'elle a une couleur noire mais un calendrier de lancement n'est apparemment d'actualité : le produit est encore en phase de développement...
Il y a quelques jours, le Journal du Net s'est rendu dans le laboratoire de Neuf où ils ont tourné quelques images. Ce labo reconstitue le réseau Neuf en miniature : c'est notamment là où sont testées toutes les technologies (FTTH P2P, FTTH GPON, ADSL, VDSL ...) ainsi que les différents services offerts aux utilisateurs (Voix sur IP, TV HD, ...). Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.
La suite de la vidéo se fait avec Pierre-Alain Allemand, Directeur Réseau qui revient sur le "non choix technologique" de Neuf en matière de fibre optique. C'est à dire que Neuf n'a pas décidé l'utilisation d'une seule technologie mais adopte plutôt une approche pragmatique de son déploiement FTTH, à savoir l'utilisation du FTTH Point à Point (une fibre par abonné) ou du FTTH GPON (une fibre pour plusieurs abonnés) en fonction de la densité des villes. Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.
Ainsi, on nous explique que Point à Point s'appliquera plutôt en région parisienne et que le GPON sera utilisé dans les villes de province où la densité des habitations est plus faible. Pas de soucis, les deux technologies sont éprouvées et permettront de fournir une qualité de service identique pour les abonnés à une offre Fibre Optique Neuf, indépendamment du lieu d'habitation : téléchargement de données, multiflux HD, ... les utilisations seront identiques.
Il y a quelques jours se déroulait à Paris le salon Odébit 2007, le salon du Haut Débit en France où se réunissait les principaux acteurs du marché. A cette occasion, le responsable des SI des Hauts de Seine (92), Martin de Mijolla, a annoncé que la DSP (Délégation de service public) dénommée THD 92 était en cours de mise en place.
Voici la vidéo de Jean-Michel Billaut qui reprend tous les détails de ce projet :
Quelques détails et chiffres ont été donné à cette occasion. Voici les principales caractéristiques du projet résumées sur le site de Degroupnews :
Comme le mentionne le site institutionnel du Groupe Neuf Cegetel, le 1er opérateur alternatif en France confirme ses ambitions sur le marché de la fibre optique. Il revendique aujourd'hui près de 20 000 abonnés aux services Très Haut Débit ainsi que 110 000 logements raccordés, soit autant de clients potentiels pour Neuf. Rappelons que l'offre fibre optique à 29.90 est disponible à Paris et Pau depuis près de 6 mois (avril 2007).
Neuf a prévu d'investir massivement sur le créneau de la fibre avec 300M€ entre 2007 et 2009, ce qui permettra à Neuf de déployer son réseau dans d'autres villes françaises. Le communiqué mentionne notamment les agglomérations de Toulouse, Rennes, Bordeaux, Strasbourg, et du Grand Nancy. Mais les efforts se poursuivront également en banlieue parisienne et à Paris intramuros pour atteindre le chiffre des 400 000 foyers raccordables !
Toutefois, pas trop d'excitation non plus, ce déploiement prend du temps et le raccordement de ces villes ne se fera pas du jour au lendemain, donc un peu de patience pour les Toulousains, Rennais, Bordelais et Cie ! ;-)
De son côté, Free a lancé son offre fibre optique tant attendue par les Freenautes. Elle n'est pour l'instant ouverte que sur 2 arrondissements à Paris (le 15e et le 20e) et propose pour 29.99 € par mois tous les services de Free avec un débit de 100 M en réception. Sous le nom Free Infrastructure, un site web à destination des syndics, bailleurs, etc... a été lancé : http://ftth.free.fr.
Après quelques mois d'existence sous l'URL fibreoptique.neuf.fr, un peu en marge du site neuf.fr, la rubrique offres Fibre Optique rejoint le site des offres de Neuf.
A venir sur cette partie du site, des animations, des explications illustrées d'un raccordement à la fibre optique jusqu'au logement, des docs pour les syndics, ...
Allez, je vous laisse regarder la capture d'écran d'avant et après ... ou aller directement sur le nouveau site www.neuf.fr
Depuis aujourd'hui, Neuf a dévoilé son offre phare de la rentrée, à savoir de la musique gratuite et en téléchargement légal et illimité parmi le catalogue des artistes Universal Music dans le forfait des abonnés 100 % Neuf Box. On peut voir ici les deux spots TV qui ont commencé hier : spot 1 | spot 2
Dans le détail, tous les nouveaux clients Neuf (mais aussi les existants !) pourront télécharger tous les titres musicaux d'un genre musical qu'ils auront choisi au préalable. Ces genres musicaux sont : Variété Française, Rap et R'n'B, Classique, Pop, Jazz/Blues, World, Electro, Disco/Funk, Rock.
Et pour 4.99 € par mois, l'abonné pourra passer à l'offre Neuf Music Optimal, c'est-à-dire la possibilité de télécharger les musiques des 9 genres musicaux, en illimité toujours !
Les musiques téléchargées sont encodées au format WMA avec protection DRM. L'abonné pourra télécharger sa musique sur trois ordinateurs, sur trois baladeurs MP3 ou téléphones mobiles, qui devront être compatibles avec les DRM Windows. Il faudra se connecter chaque mois pour mettre à jour les licences, celles-ci étant limitées dans le temps. Dernière contrainte, les abonnés devront utiliser Internet Explorer ou Firefox et le Windows Media Player v10 ou supérieur.
UPC, Noos, Numericable, Chello,... tous ces noms d'opérateurs de câbles s'unifient désormais sous le nom Numericable et la société en profite pour se doter d'un nouveau site internet, avec un nouveau graphisme et de nouvelles couleurs. Le rose fait donc place au vert et bleu sur le site et de nouveaux packs triple play sont proposés.
Côté fibre optique, le cablo-opérateur est un peu (un peu seulement) plus loquace que sur sont précédent site et parle des villes qu'il compte raccorder entre 2007 et 2009. Par contre, on ne voit pas clairement quelles villes sont déjà raccordées à la fibre optique : une question nous tarraude, y a-t-il des gens qui peuvent bénéficier de la fameuse offre 100M de Numericable. Enfin, si vous avez la réponse, n'hésitez pas à répondre !
En fin de semaine dernière, on a appris par le Nouvel Obs que Free a engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de France Telecom devant le Conseil de la Concurrence car l’opérateur alternatif aurait « du mal à accéder aux infrastructures du réseau » dans le cadre du déploiement de la fibre optique.
Il s’agit là du problème de mutualisation du réseau et des infrastructures qui fait actuellement l’objet de deux consultations lancées par l'ARCEP, l’autorité des télécoms. Ces deux consultations publiques visent à définir le cadre de cette mutualisation, de l'accès aux fourreaux de l'opérateur historique notamment sur des considérations techniques, économiques et juridiques. Les réponses à ces consultations sont attendues avant la fin septembre 2007. On vous tiendra informés !
Pour ceux qui s'intéresseraient au contenu de ces consultations, vous pouvez en télécharger les fichiers :
Voici les premières images du convertisseur optique Neuf (parfois appelé mediaconverter).
Il s'agit d'un petit boîtier discret que vient installer Neuf chez vous et par lequel arrive la fibre optique.
Le convertisseur optique est donc fixé au mur du domicile de l'abonné, proche de l'arrivée de la fibre optique. Il va alors servir à transformer le signal optique provenant de la fibre, en impulsions électriques à destination de la Neuf Box (à travers le câble Ethernet).
Tout blanc, il se verra à peine sur le mur de votre logement.
Notre confrère Marc Rees de PC Inpact a passé une demi journée avec les équipes de déploiement de la fibre optique Neuf.
Il a interviewé A. Denecker, chef de projet déploiement du réseau Très Haut Débit et revient sur le choix technologique fait par Neuf Cegetel en matière de fibre optique.
Pour les néophytes de la fibre optique, on comprend clairement les 2 variantes du FTTH (Fiber To The Home, la fibre jusqu'à l'abonné) que sont le FTTH point à point (P2P) et le FTTH point multi-point (GPON). En un mot, "le P2P c’est une fibre par client, le GPON, une fibre pour plusieurs clients, jusqu’à 64". La principale problématique du P2P pour les équipes de déploiement est de faire passer les fibres optiques dans les sous-sols et de trouver des noeuds de raccordement pouvant accueillir toutes ces fibres.
A Paris, la plus grande partie du déploiement réalisé actuellement par Neuf se fait en FTTH P2P comme le souligne A. Denecker mais il y a des cas où le GPON est privilégié pour des raisons techniques.
Mais quoiqu'il en soit, le service fourni au client est exactement le même quelle que soit la technologie adoptée : en effet, même si on peut croire que le P2P permet un débit plus important que le GPON, cela ne se vérifie pas dans les faits car la part GPON est surdimensionnée : "on a 2,5Gb partagés avec des algorithmes pour accepter des crêtes de trafic pour les besoins ponctuels, notamment du téléchargement".
Voilà, je n'en dis pas plus sur le reste de cette interview, beaucoup d'autres choses intéressantes sont à lire directement sur le site de PCInpact.
La belle blonde Alice pourrait faire ses 1ers pas dans la fibre optique et devenir le 5ème acteur sur ce marché (après Neuf, Orange, Free et Numéricable). Cette info est révélée par le Journal du Net qui a interwievé Daniel Fava, un des directeurs de la filiale de Telecom Italia.
Cependant, à l'entendre, Alice ne va pas lancer de sitôt une offre commerciale FTTx car pour l'instant il s'agit uniquement de "tests pilotes" qui auront lieu avant la fin de l'année. D'ailleurs, le choix technologique n'est pas encore arrêté ...
Alors pourquoi en bon dernier, Alice se lance-t-il sur un marché où les 3 grands FAI nationaux ont tous investi en masse avec des offres grand public déjà disponibles (ou sur le point de l'être pour Free) ? En réalité, il s'agit pour Alice de ne pas rester totalement en marge de ce marché et de prendre part aux négociation relative à la régulation actuellement en cours au sein de l'autorité des télécoms, l'ARCEP.
L'investissement annoncé serait de l'ordre de 500 millions d'euros étalés sur plusieurs années, soit l'enveloppe qu'avait mis de côté Alice pour le rachat de Club-Internet (finalement racheté par Neuf Cegetel), mais on nous fait comprendre que là encore rien est décidé.
Quoi qu'il en soit, Alice se lance un peu tard sur la fibre optique à domicile, et ce d'autant plus que beaucoup de questions ne trouvent pas encore de réponses (choix technologiques, lieu de déploiement, investissement, ... ). Ceci dit, il s'agit sûrement d'un choix vital pour survivre en tant que FAI et ne pas se faire racheter trop vite par un autre opérateur.
Le site n9ws.com a posé quelques questions à Aurélien, un abonné de l'offre fibre optique Neuf à Pau. Voici les questions/réponses de cette interview !
Gandalf / n9ws : Quel est le délai d'activation de la fibre optique ?
Aurélien : Je me suis abonné directement en agence sur Pau le 21 juin 2007 pour un rendez-vous d'installation au 05 juillet 2007 dans l'après midi.
Gandalf / n9ws : Comment se passe l'installation à domicile, si elle a lieu ?
Aurélien : J'habite en maison individuel partagé en appartement. Deux techniciens mandatés par Neuf viennent au domicile. Ils raccordent la fibre optique depuis une borne dans la rue jusqu'à la borne devant mon domicile. Et depuis la borne de mon domicile, ils sont arrivés jusqu'au pied de mon mur extérieur. Ils ont percés et fait passer la fibre à l'intérieur de la maison. L'installation extérieure a été réalisée proprement.
A l'intérieur de mon logement, ils ont installé un boîtier de protection blanc où ils ont branché le Media Converter. L'installation s'est bien passée. Ils ont mis environ 2 heures pour tout installer et que ça fonctionne.
Gandalf / n9ws : Les branchements de la Neuf Box sont-ils aussi simples que pour l'ADSL ?
Aurélien : A ce niveau, c'est identique que pour l'ADSL, même principe de câblage, hormis qu'il n'y a plus de prise RJ11 qui vient de la prise France Telecom. En fait, c'est un câble RJ45 venant du Media Converter (la fibre optique se branche dessus et depuis ce boîtier sort une prise RJ45 pour aller jusqu'à la NB4) que l'on branche directement sur la NB4 qui permet d'avoir la connexion à la Fibre. Dans le même cas, les connectiques à l'arrière de la NB4 sont quelques peu différents que celle pour l'ADSL. Les branchements pour Neuf TV sont identiques à ceux de l'offre ADSL.
Au final, branchement aussi simple que lorsque l'on a l'ADSL, j'ai fais ce branchement moi-même pour avancer les techniciens, mais sinon ce sont eux qui installent tout de A à Z.
Pour compléter le précédent article, voici un tableau proposé par le FTTH Council qui nous présente les 10 pays les plus avancés dans le déploiement de la fibre optique.
Bien sûr, c'est en Asie qu'il faut chercher les précurseurs (4 pays d'Asie dans le top 10), mais pas loin de chez nous émergent aussi des nations qu'on attendait moins comme l'Italie. Certes, la France n'est pas dans le classement cette fois-ci, mais avec l'effervescence actuelle autour de la fibre, il ne serait pas étonnant qu'elle entre dans ce classement dans les années qui viennent.
C'est la proportion des connexions fibre optique à Hong Kong ! Dans la ville chinoise, le choix technologique qui a été privilégié est le FTTB, la fibre jusqu'à l'immeuble.
A titre comparaison, la France se situe encore en-dessous des 1 % !
Vous avez été très nombreux à nous poser des questions dans les forums ou par mails sur le réseau de fibre optique de Neuf.
Nous avons dégagé les quelques grandes tendances de ces questions et nous les avons posées hier aux responsables du marketing et du déploiement de la fibre optique chez Neuf Cegetel...
Voici les réponses à vos questions les plus fréquentes :
On dit que Neuf fait seulement du FTTB à Paris en s’appuyant sur le réseau déployé par Erenis, entreprise que Neuf a rachetée il y a quelques mois. Qu’en est-il réellement? [Neuf Très Haut Débit] Neuf a pris le parti de faire du FTTH, Fiber To The Home, c'est-à-dire de la fibre jusqu’à l’abonné. Le FTTB, Fiber To The Building, c’est-à-dire de la fibre jusqu’à l’immeuble, est une technologie historique et qui correspond aux immeubles déployés par Erenis en son temps.
Concrètement, quelle est la différence pour un « internaute FTTB » et un « internaute FTTH » ? [Neuf THD] Aucune en terme de service. Neuf annonce jusqu’à 50 M dynamiques de débit pour l’instant et les deux types d’infrastructures permettent de fournir ce service à l’utilisateur final.
L’installation dans son logement est légèrement différente : dans le cas du FTTB, le câble téléphonique existant est réutilisé tandis que pour le FTTH, un nouveau câble est installé depuis les parties communes dans le logement de l’abonné et une prise optique est posée. D’ailleurs, nous offrons ces frais d’installations jusqu’au 31 août prochain pour tous les nouveaux clients Neuf (au lieu de 59 € TTC).
14 millions
C'est le nombre de foyers dans le monde qui seraient équipés en fibre optique à l'horizon 2012 selon une étude de Frost & Sullivan.
Selon ses analystes les besoins croissants en débit liés aux nouveaux usages (TV haute définition, vidéo à la demande, télévision personnelle) imposent une bande passante et des débits toujours plus élevés.
Le nombre de foyers équipés en technologie FTTH pourrait ainsi passer de 2,5 millions en 2006 à 14 millions d'ici 2012.
On parle de plus en plus de FTTH (Fiber To The Home - Fibre à la maison) mais seulement quelques privilégiés peuvent réellement voir la différence entre l'ADSL et la FTTH.
Un des aspects les plus visibles est bien sûr la télévision et particulièrement la VoD (Vidéo On Demand).
Ci-dessous une petite vidéo montre le cheminement pour lancer une VoD. Le point de départ est une grande chaine nationale puis TF1 Vision et enfin la série Mystère diffusée gratuitement en VoD.
Comme vous allez voir l'attente n'excède pas plus de 6 secondes et la série apparait sur l'écran du téléviseur.
La vidéo a été prise depuis un téléphone portable ce qui explique la qualité moyenne des images.