jeudi 27 décembre 2007

Interventions sur la fibre à la dernière rencontre EBG



27 12 2007
Intervenants :
ILIAD – FREE : Maxime Lombardini, Directeur Général
ORANGE GROUPE : Yves Parfait, Directeur de projet FFTH
NEUF-CEGETEL : Daniel Caclin, PDG
ARCEP : Gabrielle Gauthey, membre du collège
NUMERICABLE : Arnaud Polaillon, Secrétaire Général

Animation : Denis Lescop - Maître de conférence, INT




Intervention de Gabrielle Gauthey, de l'ARCEP
L'ARCEP est attentive au développement du très haut débit en France, qui est inéluctable : la fibre est l'avenir de nos réseaux fixes.
En France, ce développement se situe dans la suite logique du dynamisme des développements dans le haut débit, dont la plupart des acteurs veulent aller assez vite dans le sens d'un déploiement de la fibre dans la boucle locale. Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, l'Europe tablant sur un autre modèle de développement (FFTC couplé au VDSL et non FFTH).
Comme pour le haut débit, l'enjeu de cet investissement, qui est un investissement structurant, est qu'il soit porté par l'ensemble des opérateurs et que le dynamisme concurentiel ne soit pas trop vite bousculé.
Pour ceci, de la prévisibilité est nécessaire, tout comme la capacité à ne pas sous-estimer le risque de remonopolisation. Par rapport à cet enjeu, la régulation se doit, sans être intrusive, de se concentrer sur les goulots d'étranglement, qui sont au nombre de deux : les fourreaux et la partie terminale, à la fois dans les immeubles et dans la partie horizontale finale de la boucle locale.
Le premier problème est celui de l'accès aux immeubles. Il y a une réticence des bailleurs et des copropriétés, qui veulent limiter les travaux. En même temps, il faut garantir à chaque particulier le droit de choisir son opérateur. C'est pourquoi la mutualisation, principe selon lequel le premier opérateur qui effectue l'installation donne ensuite l'accès aux autres, est indispensable. La régulation est un outil pertinent pour la mettre en œuvre : il s'agit de mettre en place une régulation symétrique pour imposer la mutualisation de la partie terminale, ce qui est difficile, du fait des topographies et des technologies différentes des opérateurs. Il faudrait donc donner à l'ARCEP le pouvoir de définir cette régulation symétrique, et de la rendre opposable à tous les opérateurs, lui confiant ainsi une mission de définition des modalités pratiques de la mutualisation.
Une fois l'ouverture des réseaux garantie, il faut faciliter l'accès aux immeubles. La proposition de l'ARCEP, en conciliation avec les autorités publiques, est de prévoir des dispositions législatives pour étendre une sorte de droit à l'antenne à la fibre et définir des normes nouvelles pour les immeubles neufs.
La mutualisation au pied d'immeuble est indispensable mais ne suffit pas, car elle suppose que chacun tire sa propre fibre, ce qui suppose un degré d'investissement par rapport auquel tous les opérateurs ne sont pas sur un pied d'égalité. Il y aura un problème de décalage : certains opérateurs fibrent déjà rapidement les grandes villes, d'autres pas du tout. Il ne faut pas sous-estimer le danger de rebasculement du marché.
L'ARCEP va demander à l'ensemble des opérateurs, de façon transitoire, une offre de mutualisation sur la base d'un accord commun qui rassurera les bailleurs et permettra d'éviter les monopoles locaux.
La question du génie civil fait moins débat car le cadre européen l'anticipe. Là encore, les opérateurs ne sont pas égaux, car certains en disposent et d'autre pas, ce qui génère un surcoût pour ces derniers de l'ordre de 50 à 80%.
Il est fort probable que le cadre des nouvelles recommandations européennes prévoie une capacité d'agir sur les fourreaux. France Télécom l'a anticipé en faisant faire un audit de ses fourreaux pour voir s'il y avait de la place et si les informations de génie civil sont disponibles. France Télécom va également faire une première offre de fourreaux d'ici la fin de l'année. Les éléments pour qu'une offre de fourreaux soit opérationnelle sont : la disponibilité, les délais et les tarifs. Pour cela, l'information égale entre tous les opérateurs est un critère essentiel.
La régulation se doit de trouver un équilibre entre incitation à l'investissement et prévention des monopoles. L'ARCEP travaille avec un calendrier serré : il prévoit la publication d'une offre de fourreaux d'ici la fin de l'année et une offre de mutualisation au printemps. Mais il est urgent de débloquer la situation, tout en gardant à l'esprit que les dispositifs pourront être révisés en cas de basculement du marché.



Intervention de Yves Parfait, d'Orange

Après une phase de test opérée durant l'année 2006, Orange est actuellement en phase de pré-déploiement commercial sur la période 2007/2008.
La nécessité de passer par une phase de pré-déploiement commercial est justifiée par le fait qu'avant d'entrer dans une phase de déploiement massif, il est nécessaire d'éclaircir trois aspects.
Comment estimer l'attente de la part du public pour un tel type d'offre ? Actuellement, 15 millions de foyers sont raccordés à l'ADSL en France, soit un nombre important de gens désormais familiers du multimédia et de ses usages, qui commencent progressivement à atteindre les limites d'une connexion ADSL : par exemple, la mise en ligne d'un album photo sur Internet prend actuellement une heure voire plus là où une dizaine de minutes suffirait avec de la fibre. Les changements amenés par l'Internet, la nouvelle place qu'il accorde à l'utilisateur, désormais au centre des usages, tout cela appelle à un dépassement de l'ADSL.
Dans ce contexte, s'il n'y a pas encore de ruée vers la fibre, on peut parler d'une tendance de fond qui pourrait nous y amener.
Le déploiement de la fibre pose des problèmes techniques et industriels. L'ADSL reposait sur les réseaux existants, la fibre, elle, nécessite la reconstruction d'un réseau complet : il faut des équipements et établir des processus. Il faut étendre le réseau pour le faire parvenir jusqu'au pied des immeubles et ensuite, les travaux que sa mise en place à l'intérieur des immeubles supposent, reposent sur l'accord des syndics de copropriété, qu'il faut donc convaincre.
Pour mieux répondre à ces enjeux techniques, il est important de mettre en œuvre des solutions de mutualisation du câblage, de faire en sorte que la fibre puisse être partagée. Orange s'est engagée dans cette voie, en proposant à Neuf et à Free de se connecter sur une fibre montante Orange.
Pour harmoniser les rapports entre fournisseurs et rassurer les investisseurs, il faut clarifier le cadre juridique, ce qui repose sur deux volets : le travail sur les parties communes aux immeubles et le travail sur les parties extérieures à ceux-ci. Orange souhaite s'inscrire dans une approche ouverte en ouvrant l'infrastructure aux concurrents.
La prise en compte de ces trois éléments devrait permettre de clarifier le paysage et de prévoir ainsi l'essor de la fibre en 2009.



Intervention de Arnaud Polaillon, de Numéricâble

Le câble a connu une consolidation récente, opérée en deux étapes, en mars 2005 et en juillet 2006. La conséquence de cette consolidation du réseau est qu'elle a conduit les actionnaires à investir à nouveau. Partout où il y a du câble, il y a un acteur motivé pour investir dans le très haut débit, ce qu'on n'imaginait pas forcément il y a 4-5 ans.
Ceci se traduit par un investissement dans la fibre optique. Numéricâble en est actuellement à la deuxième année de construction de son réseau et a pour objectif un nombre de 2 millions de prises raccordables d'ici la fin de l'année, 5 millions d'ici fin 2008 et 7,5 millions d'ici fin 2009, sachant que l'empreinte du câble est de 9,3 millions de prises.
Les raisons de ce choix tiennent à ce que dans le cadre de la consolidation il y avait une logique à réaliser l'interconnexion du réseau jusqu'alors disparate en vue du très haut débit, d'autant plus que les possibilités techniques existent et que les fourreaux sont disponibles, ce qui dans le marché représente un outil industriel puissant, à un moment où on commence à pouvoir pointer les limites de l'ADSL.
Numéricâble se veut un acteur majeur du déploiement de la fibre optique. Il entend effectuer un développement excédentaire par rapport à ses besoins, pour ensuite louer cet excédent, ce qui correspond à sa vision de la manière dont il convient de mutualiser. La mutualisation doit être pensée au niveau du réseau, dès la première étape, c'est-à-dire l'apport de la fibre au pied des immeubles. Le principal défi est la capillarité, c'est pourquoi Numéricâble propose la location de la fibre et pas simplement des fourreaux. Se contenter de penser la mutualisation simplement au pied des immeubles, c'est nier la difficulté d'un réseau capillaire à plusieurs distributeurs, en risquant de restreindre celui-ci à trois ou quatre acteurs.
À l'intérieur des immeubles, il faut se prémunir d'une vision trop dirigiste. Il est nécessaire que l'infrastructure dans les immeubles soit ouverte et que ne soit pas donné un pouvoir bloquant aux copropriétés. Ce dernier point est essentiel, car donner un pouvoir bloquant, c'est courir le risque de conduire à l'arrêt du déploiement de la fibre dans les immeubles. Si le cable avait pu se développer, c'était précisément parce qu'il y avait un droit d'accès à celui-ci sur la demande du premier client.

Intervention de Daniel Caclin, de Neuf-Cegetel/Erenis

Neuf Cegetel recense actuellement 100.000 prises à Paris et à Pau, ce qui permet d'avoir une bonne vue de son impact sur les utilisateurs. Il apparaît ainsi que l'apport de très haut débit dans les immeubles conduit à une hausse de la part de marché, qui atteint 20% dans un délai de six à douze mois. La fibre répond donc à des limites, notamment dans les usages multimedia : elle permet d'uploader plus rapidement un album photo ou encore donne un meilleur accès à l'IPTV. La situation actuelle où la demande encourage l'offre et où l'offre répond à des besoins laisse présumer du caractère indispensable de la fibre optique à l'avenir.
Concernant la mutualisation du réseau, il faut selon Daniel Caclin être moins consensuel et admettre qu'actuellement France Télécom et l'opérateur du câble sont en train de tisser leur toile, de mettre en place leur réseau, et de s'y tenir. Il est alors important de trouver un schéma concret pratique, par exemple le recours à la fibre noire, pour donner à tous les opérateurs la capacité à raccorder leurs clients, au fur et à mesure que les immeubles se mutualisent. Sinon, le risque est de voir se profiler un rebasculement du marché, qui requerrait comme remède des systèmes de régulation asymétrique que personne ne souhaite. Il faut donc veiller à bien être dans les conditions d'une ouverture réelle du marché.
Un autre volet à aborder concerne l'activité des pouvoirs publics quant à l'accès de la fibre à certains territoires, dont certains ne pourront être couverts par la seule initiative privée, alors qu'il y a du commerce à y faire. Il faut ici prendre appui sur les DSP, au travers desquels il a été possible de réduire les inégalités d'accès aux usages de services innovants.
Gabrielle Gauthey de l'ARCEP est revenue par la suite sur ce point, en insistant sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à parler de territoires réduits. L'ARCEP travaille avec des collectivités locales. Par exemple la Manche a une ambition affichée de 50% de foyers fibrés d'ici cinq ans. L'effort à fournir n'est pas nécessairement un effort de financement public, mais un effort de dialogue pour encourager les co-investissements.

Intervention de Maxime Lombardini, de Iliad-Free

Avec un an de recul et d'expérience dans le domaine de la fibre, il est possible de constater que la demande est là et qu'il y a un modèle économique. Mais pour transformer ces ingrédients et faire en sorte que tout cela prenne, il faut respecter des conditions.
Le point le plus crucial est le problème de la concurrence. Il ne faut pas se satisfaire de l'idée selon laquelle dès lors qu'il y a offre de fourreaux (rendue possible uniquement après une saisie du conseil de la concurrence) il y aurait par voie de conséquence mutualisation sur la verticalité. La situation n'est pas aujourd'hui satisfaisante et dans l'hypothèse d'une offre de fourreaux, il manque encore une égalité de traitement qui permettrait à chacun de pouvoir tirer des câbles au même moment et en disposant des mêmes informations dès lors que des fourreaux sont disponibles, ainsi qu'une offre complémentaire de fibre quand il y a saturation des fourreaux où dans le cas des villes plus petites.
Il manque encore une vraie solution de mutualisation et s'il y a consensus dans l'énoncé, la mise en œuvre est difficile. Il y mutualisation des infrastructures, des fourreaux, mais il faut aussi qu'il y en ait dès lors qu'il y a intervention du génie civil ainsi qu'au moment du tirage des fils. Pour les immeubles, on mutualise actuellement au pied des immeubles, ce qui n'est pas viable pour les opérateurs alternatifs. La solution serait de proposer une solution bi-fibre, une qui se situerait au pied de l'immeuble, l'autre qui irait jusqu'à un répartiteur. Cette solution a un coût faible et permettrait à tous les opérateurs, y compris de nouveaux opérateurs, de se connecter sur le répartiteur.
La dernière grande difficulté est l'accès aux copropriétés, encore trop complexe. Il le demeurera tant que par ailleurs la situation concurrentielle ne sera pas clarifiée et qu'on ne disposera pas de normes claires de verticalisation et de mutualisation, fixées par des barèmes. Il faudrait aller dans le sens d'un droit à la fibre, c'est à dire de garantir l'accès à la fibre à toute personne qui le souhaite.
Le message d'alerte est qu'actuellement on est dans une situation absurde, où la concurrence est rude sur certaines zones et où plutôt que de couvrir le territoire de façon optimisée avec des solutions techniques partagées on se concentre sur certaines zones avec des solutions peu mutualisables et dans un cadre juridique encore flou. Il faut donc veiller à établir des solutions techniques, mettre en place une vraie mutualisation et définir des tarifs.

mardi 6 novembre 2007

Interview avec le Directeur de la fibre Neuf



06 11 2007

Nous avons interviewé le directeur Neuf Très Haut Débit qui a en charge toute la partie infrastructure et réseau de la fibre optique : François Paulus. Dans notre petite interview, il revient sur les principales questions concernant le déploiement ainsi que le réseau fibre optique et notamment sur la question du FTTB et FTTH.

Il nous annonce également quelle sera (probablement) la seconde ville de province raccordée à la fibre optique Neuf, après Pau et nous explique quelles sont les problématiques qu'a l'opérateur avec les collectivités locales et les DSP, Délégations de Service Public.

Tout ça se trouve dans la petite vidéo ci-dessous (tendez bien l'oreille ou augmentez le son de votre PC) :

Dans les prochains jours, nous rencontrerons Daniel Caclin, le Directeur commercial de l'offre Fibre Optique. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les laisser dans vos commentaires !

mercredi 22 août 2007

La guéguerre Free / Orange continue



22 08 2007

On apprenait la semaine dernière que Free déposait plainte contre Orange en matière de fibre optique auprès du Conseil de la concurrence. Free reprocherait à Orange de poser des entraves à l'accès des fourreaux de fibre optique que France Telecom a déployé pour le réseau de ligne de cuivre, historiquement subventionné par l'Etat.

C'est pourquoi Free estime légitime aujourd'hui d'avoir accès à ces fourreaux dans le cadre du déploiement de son propre réseau de fibre optique et faire jouer la carte d'une concurrence saine sur le marché émergeant du très haut débit.

Réponse en bonne et due forme de la part du directeur exécutif de France Telecom, Louis-Pierre Wenes dans une interview de BFM qui enjoint l'autorité des télécoms, l'ARCEP, à trancher sur le sujet de la mutualisation. C'est d'ailleurs ce qui est prévu : l'organisme de régulation a lancé ses deux consultations qui visent à trouver une solution équitable et juste pour les différents acteurs du marché.

La balle est maintenant dans le camp de l'ARCEP !

Lire le précédent article sur la confrontation Free / Orange

lundi 13 août 2007

De la guerre de position au chantier de la régulation



13 08 2007

arcep En fin de semaine dernière, on a appris par le Nouvel Obs que Free a engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de France Telecom devant le Conseil de la Concurrence car l’opérateur alternatif aurait « du mal à accéder aux infrastructures du réseau » dans le cadre du déploiement de la fibre optique.

Il s’agit là du problème de mutualisation du réseau et des infrastructures qui fait actuellement l’objet de deux consultations lancées par l'ARCEP, l’autorité des télécoms. Ces deux consultations publiques visent à définir le cadre de cette mutualisation, de l'accès aux fourreaux de l'opérateur historique notamment sur des considérations techniques, économiques et juridiques. Les réponses à ces consultations sont attendues avant la fin septembre 2007. On vous tiendra informés !

Pour ceux qui s'intéresseraient au contenu de ces consultations, vous pouvez en télécharger les fichiers :

Sources : Nouvel Obs - ARCEP

mercredi 11 juillet 2007

Interview du DG de Neuf sur la stratégie fibre optique



11 07 2007
Chez nos confrères du Journal du Net, vous pouvez voir une vidéo de Michel Paulin, directeur général de Neuf Cegetel, illustrant la stratégie de la fibre optique par Neuf.

Vous pourrez trouver la réponse aux questions comme "Que représente la fibre optique en termes d'investissements pour le groupe et quels en sont les retours attendus ?"

vendredi 29 juin 2007

Actu Neuf : les docs de raccordement fibre optique



29 06 2007

Voici le genre de documents que certains résidents envoient à leur syndic pour demander leur raccordement en fibre optique par Neuf.

Tout sur la fibre s'est procuré ces documents et vous les présente ici :

Modèle de lettre pour demander le raccordement en fibre optique par Neuf

Convention de raccordement en fibre optique par Neuf signée entre le syndic et Neuf

mercredi 27 juin 2007

UE : l'Allemagne, mauvais élève sur la concurrence



27 06 2007

germany ftth fibre optique L’Allemagne est bel et bien dans le collimateur de la Commission Européenne : celle-ci l'accuse d' entrave à la concurrence dans le cadre du déploiement de la fibre optique par Deutsche Telekom, le principal FAI allemand, propriétaire il y encore quelques semaines de Club-Internet (avant son rachat par Neuf Cegetel).

Petit retour sur cette affaire qui commence en 2006 lorsque Deutsche Telekom annonce un investissement de 3 milliards d'euros afin de déployer un réseau fibre optique à 100 Mb/s dans une cinquantaine d'agglomérations allemandes. Pour Deutsche Telekom il va alors de soi que ce réseau lui sera exclusif pendant quelques années au moins, afin de rentabiliser l'investissement consenti. Le FAI obtient l'aval des autorités allemandes qui promulguent une loi protégeant Deutsche Telekom d'éventuels concurrents.

C’est là que Viviane Redding, madame télécommunications de la Commission européenne estime que l'Allemagne enfreint les règles de la concurrence. Malgré de nombreuses réunions de travail entre Bruxelles et Berlin, chacun campe sur ses positions et aucun compris n’est trouvé. Le ministre allemand des Finances ajoutant même fin 2006 que Deutsche Telekom avait le droit de profiter de son travail de "pionnier".

La voix de Viviane Redding se durcit donc ces jours-ci et face à l’obstination allemande, la Commission européenne porte donc ce dossier devant la Cour de Justice européenne.

Cette procédure risque d'être longue mais elle risque de relancer la polémique en France où les choses ne sont pas encore bien tranchées...

Source: Silicon.fr

vendredi 22 juin 2007

L’offre de location de fibre optique de France Télécom satisfaisante aux yeux de l’ARCEP



22 06 2007

L’ARCEP pense qu’il n’est pas utile de réguler la location de fibre optique par France Télécom, comme le souhaitent les autres opérateurs.

Il s’agit d’un soulagement pour France Télécom, qui depuis plusieurs mois est la cible de critiques.

L’ARCEP avait été alerté par les opérateurs alternatifs l’année dernière contre les blocages qui retardent leur propre déploiement et fausse la concurrence.

A l’automne dernier, le bilan quantitatif de l’offre de France Télécom était jugé « décevant ». Suite à ce bilan, France Télécom a apporté des modifications à son offre qui semble avoir porté leurs fruits.

Source : La Tribune

jeudi 14 juin 2007

Les chantiers de l'ARCEP sur la fibre optique



14 06 2007

ZDNet nous propose un podcast intéressant qui revient sur la volonté de l’ARCEP (le gendarme des télécoms en France) de réguler et d’organiser la concurrence sur le marché de la fibre optique. L’invité est Stéphane Lelux, directeur de Tactis, un cabinet en stratégie telecom.

Ecouter le débat en intégralité sur ZdNet | Télécharger le débat sur votre PC

L’ARCEP a donc pris en main le marché du FTTx qui se déploie à l'heure actuelle sans grande concertation entre les différents opérateurs. Les deux chantiers majeurs concernant le déploiement de la fibre sont l'accès aux fourreaux France Télécom et la mutualisation des réseaux.

Lire la suite …

lundi 11 juin 2007

Lu, Vu, Entendu : 11/06/2007



11 06 2007

Pour bien commencer la semaine, on vous propose une petite sélection d’articles dénichés sur le net et qui traite de l’actualité de la fibre optique…

On commence par un article du Monde qui revient sur les investissements records sur le marché de la fibre optique (et notamment la récente annonce d’un investissement record de France Telecom). En lien avec cette course aux investissements, l’article évoque les inquiétudes de l’ARCEP en la matière et sa volonté affichée de mutualiser le réseau.

Petite actu insolite avec un article de Tapei Soir qui évoque un énorme bug internet dans toute l’Asie du Sud-Est en fin de semaine dernière. En cause, le vol de 11 km de câble fibre optique sous marin reliant le Vietnam à la Thaïlande et à Hong-Kong. Le coût du vol est chiffré à près de 6 millions d’euros par le gouvernement vietnamien ; en attendant, les communications fonctionneront au ralenti au Vietnam…

Enfin, selon LeRevenu.com, Nokia Siemens et Tele2 mettraient en place un réseau de fibre optique longue distance couvrant les principaux nœuds de communications en Europe. Les débits annoncés sont de l’ordre de 40 Go/s !

jeudi 7 juin 2007

Communiqué de l'ARCEP pour la mutualisation des réseaux



07 06 2007

L’ARCEP a noté que les principaux opérateurs français ont annoncé et ont commencé à mettre en place des plans de déploiement de réseaux d’accès très haut débit, à Paris et en province.

Pour favoriser l’efficacité des investissements au bénéfice final des consommateurs, l’ARCEP va approfondir deux sujets : l’accès des opérateurs aux fourreaux et le partage de la partie terminale des réseaux.

L’accès des opérateurs aux fourreaux

Elle note que le renouvellement complet de la boucle locale cuivre par des boucles locales en fibre optique requiert un investissement de plusieurs dizaines de milliards d’euros avec pour moitié les coûts de génie civil et de pose de fourreaux.
Plusieurs travaux sont menés pour mutualiser les fourreaux :
- le Comité des Réseaux d'Initiative Publique (CRIP) étudie les modalités d’intervention des collectivités en faveur du très haut débit
- l’évaluation de l’opportunité et la faisabilité d’une régulation des fourreaux de l’opérateur historique
A l’été, l’ARCEP mettra en consultation publique une analyse de marché portant sur la situation concurrentielle des fourreaux et leur régulation éventuelle.

Le partage de la partie terminale des réseaux

Les avantages qu’offre la mutualisation sont les suivants :
- limitation des nuisances dans les immeubles et les logements pour éviter une multiplication des travaux de pose de réseaux par les différents opérateurs
- permettre aux habitants de choisir librement leur fournisseur d’accès très haut débit sans se soucier de l’opérateur qui aura équipé leur immeuble.

Pour fournir une information transparente aux différents acteurs, l’ARCEP demande aux opérateurs de leur faire parvenir d’ici la fin du mois leur offre technique et tarifaire d’accès à la partie terminale de leur réseau.
A l’issue de cela, un document soumis à consultation publique précisera les principales conditions nécessaires pour que la partie terminale d’un réseau fibre puisse être mutualisée entre les différents opérateurs très haut débit dans des conditions techniques et économiques raisonnables.

Source : Communiqué de presse ARCEP

mercredi 30 mai 2007

La fibre optique, une question de coûts ... et de travaux



30 05 2007

g Alors que les internautes attendent un déploiement massif et rapide de la fibre optique, les trois grands opérateurs décidés à lancer la fibre (Neuf Cegetel, France Télécom et Iliad) ne semblent pas aller aussi vite que les utilisateurs le voudraient.

Ce déploiement est lent à cause non pas, des voies de passages facilitées par les réseaux d’égouts, mais plutôt à cause des diverses autorisations à obtenir de la part des municipalités, des directions de l’équipement et des syndics de copropriétaires.

Tous les opérateurs demandent une mutualisation des ressources pour abaisser les coûts de déploiement (au minimum 2 000 euros par abonné). Toutefois, il va falloir investir beaucoup d’argent et les opérateurs sortent le carnet de chèque : Neuf Cegetel compte en coopération avec SFR investir 300 millions d’euros et France Telecom 270 millions, d’ici à 2008 alors que Free aurait annoncé un « investissement d'un milliard d’euros sur 6 ans » selon Florence Puybareau de La Tribune.

Dans cet article du 29 mai dernier, le coût du raccordement moyen d’un abonné à la fibre optique est décomposé. Le constat est clair : sur un coût global de 2000 € par abonné, 50 % est imputable aux divers travaux de génie civil, tandis que les installations au sein de l’immeuble représentent à peine 20 % (350 €). Quant à la fibre optique à proprement parler, son coût de 50 € reste minime comparé aux travaux d'infrastructure ...

Source : La Tribune – 29/05/2007