Intervenants :
ILIAD – FREE : Maxime Lombardini, Directeur Général
ORANGE GROUPE : Yves Parfait, Directeur de projet FFTH
NEUF-CEGETEL : Daniel Caclin, PDG
ARCEP : Gabrielle Gauthey, membre du collège
NUMERICABLE : Arnaud Polaillon, Secrétaire Général
Animation : Denis Lescop - Maître de conférence, INT
Intervention de Gabrielle Gauthey, de l'ARCEP
L'ARCEP est attentive au développement du très haut débit en France, qui est inéluctable : la fibre est l'avenir de nos réseaux fixes.
En France, ce développement se situe dans la suite logique du dynamisme des développements dans le haut débit, dont la plupart des acteurs veulent aller assez vite dans le sens d'un déploiement de la fibre dans la boucle locale. Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, l'Europe tablant sur un autre modèle de développement (FFTC couplé au VDSL et non FFTH).
Comme pour le haut débit, l'enjeu de cet investissement, qui est un investissement structurant, est qu'il soit porté par l'ensemble des opérateurs et que le dynamisme concurentiel ne soit pas trop vite bousculé.
Pour ceci, de la prévisibilité est nécessaire, tout comme la capacité à ne pas sous-estimer le risque de remonopolisation. Par rapport à cet enjeu, la régulation se doit, sans être intrusive, de se concentrer sur les goulots d'étranglement, qui sont au nombre de deux : les fourreaux et la partie terminale, à la fois dans les immeubles et dans la partie horizontale finale de la boucle locale.
Le premier problème est celui de l'accès aux immeubles. Il y a une réticence des bailleurs et des copropriétés, qui veulent limiter les travaux. En même temps, il faut garantir à chaque particulier le droit de choisir son opérateur. C'est pourquoi la mutualisation, principe selon lequel le premier opérateur qui effectue l'installation donne ensuite l'accès aux autres, est indispensable. La régulation est un outil pertinent pour la mettre en œuvre : il s'agit de mettre en place une régulation symétrique pour imposer la mutualisation de la partie terminale, ce qui est difficile, du fait des topographies et des technologies différentes des opérateurs. Il faudrait donc donner à l'ARCEP le pouvoir de définir cette régulation symétrique, et de la rendre opposable à tous les opérateurs, lui confiant ainsi une mission de définition des modalités pratiques de la mutualisation.
Une fois l'ouverture des réseaux garantie, il faut faciliter l'accès aux immeubles. La proposition de l'ARCEP, en conciliation avec les autorités publiques, est de prévoir des dispositions législatives pour étendre une sorte de droit à l'antenne à la fibre et définir des normes nouvelles pour les immeubles neufs.
La mutualisation au pied d'immeuble est indispensable mais ne suffit pas, car elle suppose que chacun tire sa propre fibre, ce qui suppose un degré d'investissement par rapport auquel tous les opérateurs ne sont pas sur un pied d'égalité. Il y aura un problème de décalage : certains opérateurs fibrent déjà rapidement les grandes villes, d'autres pas du tout. Il ne faut pas sous-estimer le danger de rebasculement du marché.
L'ARCEP va demander à l'ensemble des opérateurs, de façon transitoire, une offre de mutualisation sur la base d'un accord commun qui rassurera les bailleurs et permettra d'éviter les monopoles locaux.
La question du génie civil fait moins débat car le cadre européen l'anticipe. Là encore, les opérateurs ne sont pas égaux, car certains en disposent et d'autre pas, ce qui génère un surcoût pour ces derniers de l'ordre de 50 à 80%.
Il est fort probable que le cadre des nouvelles recommandations européennes prévoie une capacité d'agir sur les fourreaux. France Télécom l'a anticipé en faisant faire un audit de ses fourreaux pour voir s'il y avait de la place et si les informations de génie civil sont disponibles. France Télécom va également faire une première offre de fourreaux d'ici la fin de l'année. Les éléments pour qu'une offre de fourreaux soit opérationnelle sont : la disponibilité, les délais et les tarifs. Pour cela, l'information égale entre tous les opérateurs est un critère essentiel.
La régulation se doit de trouver un équilibre entre incitation à l'investissement et prévention des monopoles. L'ARCEP travaille avec un calendrier serré : il prévoit la publication d'une offre de fourreaux d'ici la fin de l'année et une offre de mutualisation au printemps. Mais il est urgent de débloquer la situation, tout en gardant à l'esprit que les dispositifs pourront être révisés en cas de basculement du marché.
Intervention de Yves Parfait, d'Orange
Après une phase de test opérée durant l'année 2006, Orange est actuellement en phase de pré-déploiement commercial sur la période 2007/2008.
La nécessité de passer par une phase de pré-déploiement commercial est justifiée par le fait qu'avant d'entrer dans une phase de déploiement massif, il est nécessaire d'éclaircir trois aspects.
Comment estimer l'attente de la part du public pour un tel type d'offre ? Actuellement, 15 millions de foyers sont raccordés à l'ADSL en France, soit un nombre important de gens désormais familiers du multimédia et de ses usages, qui commencent progressivement à atteindre les limites d'une connexion ADSL : par exemple, la mise en ligne d'un album photo sur Internet prend actuellement une heure voire plus là où une dizaine de minutes suffirait avec de la fibre. Les changements amenés par l'Internet, la nouvelle place qu'il accorde à l'utilisateur, désormais au centre des usages, tout cela appelle à un dépassement de l'ADSL.
Dans ce contexte, s'il n'y a pas encore de ruée vers la fibre, on peut parler d'une tendance de fond qui pourrait nous y amener.
Le déploiement de la fibre pose des problèmes techniques et industriels. L'ADSL reposait sur les réseaux existants, la fibre, elle, nécessite la reconstruction d'un réseau complet : il faut des équipements et établir des processus. Il faut étendre le réseau pour le faire parvenir jusqu'au pied des immeubles et ensuite, les travaux que sa mise en place à l'intérieur des immeubles supposent, reposent sur l'accord des syndics de copropriété, qu'il faut donc convaincre.
Pour mieux répondre à ces enjeux techniques, il est important de mettre en œuvre des solutions de mutualisation du câblage, de faire en sorte que la fibre puisse être partagée. Orange s'est engagée dans cette voie, en proposant à Neuf et à Free de se connecter sur une fibre montante Orange.
Pour harmoniser les rapports entre fournisseurs et rassurer les investisseurs, il faut clarifier le cadre juridique, ce qui repose sur deux volets : le travail sur les parties communes aux immeubles et le travail sur les parties extérieures à ceux-ci. Orange souhaite s'inscrire dans une approche ouverte en ouvrant l'infrastructure aux concurrents.
La prise en compte de ces trois éléments devrait permettre de clarifier le paysage et de prévoir ainsi l'essor de la fibre en 2009.
Intervention de Arnaud Polaillon, de Numéricâble
Le câble a connu une consolidation récente, opérée en deux étapes, en mars 2005 et en juillet 2006. La conséquence de cette consolidation du réseau est qu'elle a conduit les actionnaires à investir à nouveau. Partout où il y a du câble, il y a un acteur motivé pour investir dans le très haut débit, ce qu'on n'imaginait pas forcément il y a 4-5 ans.
Ceci se traduit par un investissement dans la fibre optique. Numéricâble en est actuellement à la deuxième année de construction de son réseau et a pour objectif un nombre de 2 millions de prises raccordables d'ici la fin de l'année, 5 millions d'ici fin 2008 et 7,5 millions d'ici fin 2009, sachant que l'empreinte du câble est de 9,3 millions de prises.
Les raisons de ce choix tiennent à ce que dans le cadre de la consolidation il y avait une logique à réaliser l'interconnexion du réseau jusqu'alors disparate en vue du très haut débit, d'autant plus que les possibilités techniques existent et que les fourreaux sont disponibles, ce qui dans le marché représente un outil industriel puissant, à un moment où on commence à pouvoir pointer les limites de l'ADSL.
Numéricâble se veut un acteur majeur du déploiement de la fibre optique. Il entend effectuer un développement excédentaire par rapport à ses besoins, pour ensuite louer cet excédent, ce qui correspond à sa vision de la manière dont il convient de mutualiser. La mutualisation doit être pensée au niveau du réseau, dès la première étape, c'est-à-dire l'apport de la fibre au pied des immeubles. Le principal défi est la capillarité, c'est pourquoi Numéricâble propose la location de la fibre et pas simplement des fourreaux. Se contenter de penser la mutualisation simplement au pied des immeubles, c'est nier la difficulté d'un réseau capillaire à plusieurs distributeurs, en risquant de restreindre celui-ci à trois ou quatre acteurs.
À l'intérieur des immeubles, il faut se prémunir d'une vision trop dirigiste. Il est nécessaire que l'infrastructure dans les immeubles soit ouverte et que ne soit pas donné un pouvoir bloquant aux copropriétés. Ce dernier point est essentiel, car donner un pouvoir bloquant, c'est courir le risque de conduire à l'arrêt du déploiement de la fibre dans les immeubles. Si le cable avait pu se développer, c'était précisément parce qu'il y avait un droit d'accès à celui-ci sur la demande du premier client. Intervention de Daniel Caclin, de Neuf-Cegetel/Erenis
Neuf Cegetel recense actuellement 100.000 prises à Paris et à Pau, ce qui permet d'avoir une bonne vue de son impact sur les utilisateurs. Il apparaît ainsi que l'apport de très haut débit dans les immeubles conduit à une hausse de la part de marché, qui atteint 20% dans un délai de six à douze mois. La fibre répond donc à des limites, notamment dans les usages multimedia : elle permet d'uploader plus rapidement un album photo ou encore donne un meilleur accès à l'IPTV. La situation actuelle où la demande encourage l'offre et où l'offre répond à des besoins laisse présumer du caractère indispensable de la fibre optique à l'avenir.
Concernant la mutualisation du réseau, il faut selon Daniel Caclin être moins consensuel et admettre qu'actuellement France Télécom et l'opérateur du câble sont en train de tisser leur toile, de mettre en place leur réseau, et de s'y tenir. Il est alors important de trouver un schéma concret pratique, par exemple le recours à la fibre noire, pour donner à tous les opérateurs la capacité à raccorder leurs clients, au fur et à mesure que les immeubles se mutualisent. Sinon, le risque est de voir se profiler un rebasculement du marché, qui requerrait comme remède des systèmes de régulation asymétrique que personne ne souhaite. Il faut donc veiller à bien être dans les conditions d'une ouverture réelle du marché.
Un autre volet à aborder concerne l'activité des pouvoirs publics quant à l'accès de la fibre à certains territoires, dont certains ne pourront être couverts par la seule initiative privée, alors qu'il y a du commerce à y faire. Il faut ici prendre appui sur les DSP, au travers desquels il a été possible de réduire les inégalités d'accès aux usages de services innovants.
Gabrielle Gauthey de l'ARCEP est revenue par la suite sur ce point, en insistant sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à parler de territoires réduits. L'ARCEP travaille avec des collectivités locales. Par exemple la Manche a une ambition affichée de 50% de foyers fibrés d'ici cinq ans. L'effort à fournir n'est pas nécessairement un effort de financement public, mais un effort de dialogue pour encourager les co-investissements. Intervention de Maxime Lombardini, de Iliad-Free
Avec un an de recul et d'expérience dans le domaine de la fibre, il est possible de constater que la demande est là et qu'il y a un modèle économique. Mais pour transformer ces ingrédients et faire en sorte que tout cela prenne, il faut respecter des conditions.
Le point le plus crucial est le problème de la concurrence. Il ne faut pas se satisfaire de l'idée selon laquelle dès lors qu'il y a offre de fourreaux (rendue possible uniquement après une saisie du conseil de la concurrence) il y aurait par voie de conséquence mutualisation sur la verticalité. La situation n'est pas aujourd'hui satisfaisante et dans l'hypothèse d'une offre de fourreaux, il manque encore une égalité de traitement qui permettrait à chacun de pouvoir tirer des câbles au même moment et en disposant des mêmes informations dès lors que des fourreaux sont disponibles, ainsi qu'une offre complémentaire de fibre quand il y a saturation des fourreaux où dans le cas des villes plus petites.
Il manque encore une vraie solution de mutualisation et s'il y a consensus dans l'énoncé, la mise en œuvre est difficile. Il y mutualisation des infrastructures, des fourreaux, mais il faut aussi qu'il y en ait dès lors qu'il y a intervention du génie civil ainsi qu'au moment du tirage des fils. Pour les immeubles, on mutualise actuellement au pied des immeubles, ce qui n'est pas viable pour les opérateurs alternatifs. La solution serait de proposer une solution bi-fibre, une qui se situerait au pied de l'immeuble, l'autre qui irait jusqu'à un répartiteur. Cette solution a un coût faible et permettrait à tous les opérateurs, y compris de nouveaux opérateurs, de se connecter sur le répartiteur.
La dernière grande difficulté est l'accès aux copropriétés, encore trop complexe. Il le demeurera tant que par ailleurs la situation concurrentielle ne sera pas clarifiée et qu'on ne disposera pas de normes claires de verticalisation et de mutualisation, fixées par des barèmes. Il faudrait aller dans le sens d'un droit à la fibre, c'est à dire de garantir l'accès à la fibre à toute personne qui le souhaite.
Le message d'alerte est qu'actuellement on est dans une situation absurde, où la concurrence est rude sur certaines zones et où plutôt que de couvrir le territoire de façon optimisée avec des solutions techniques partagées on se concentre sur certaines zones avec des solutions peu mutualisables et dans un cadre juridique encore flou. Il faut donc veiller à établir des solutions techniques, mettre en place une vraie mutualisation et définir des tarifs.
Comme le mentionne le site institutionnel du Groupe Neuf Cegetel, le 1er opérateur alternatif en France confirme ses ambitions sur le marché de la fibre optique. Il revendique aujourd'hui près de 20 000 abonnés aux services Très Haut Débit ainsi que 110 000 logements raccordés, soit autant de clients potentiels pour Neuf. Rappelons que l'offre fibre optique à 29.90 est disponible à Paris et Pau depuis près de 6 mois (avril 2007).
Neuf a prévu d'investir massivement sur le créneau de la fibre avec 300M€ entre 2007 et 2009, ce qui permettra à Neuf de déployer son réseau dans d'autres villes françaises. Le communiqué mentionne notamment les agglomérations de Toulouse, Rennes, Bordeaux, Strasbourg, et du Grand Nancy. Mais les efforts se poursuivront également en banlieue parisienne et à Paris intramuros pour atteindre le chiffre des 400 000 foyers raccordables !
Toutefois, pas trop d'excitation non plus, ce déploiement prend du temps et le raccordement de ces villes ne se fera pas du jour au lendemain, donc un peu de patience pour les Toulousains, Rennais, Bordelais et Cie ! ;-)
De son côté, Free a lancé son offre fibre optique tant attendue par les Freenautes. Elle n'est pour l'instant ouverte que sur 2 arrondissements à Paris (le 15e et le 20e) et propose pour 29.99 € par mois tous les services de Free avec un débit de 100 M en réception. Sous le nom Free Infrastructure, un site web à destination des syndics, bailleurs, etc... a été lancé : http://ftth.free.fr.
Sur le nouveau site neuf.fr, les cartes du déploiement de la fibre optique par Neuf sont disponibles et on vous les a mis sur le blog.
Désormais elles sont visibles grâce à Google Maps: cet outil vous permettra de zoomer et dézoomer sur les cartes comme bon vous semble et de naviguer sur ces cartes dans le détail.
Au passage certaines zones un peu farfelues ont été enlevées de la carte de Paris : les parcs municipaux, le cimetière du Père Lachaise, ... !
On vous rappelle que les zones de déploiement sont données à titre indicatif et que pour être éligible aux offres fibre optique de Neuf, le propriétaire / syndic de l'immeuble doit avoir signé la convention de réseau Neuf Cegetel.
L'époque est à la vidéo en ce moment ! On vous propose de visionner la dernière vidéo du "Billaut Show" réalisée par Jean-Michel Billaut et disponible également sur son blog, une vidéo un peu longuette (22') mais toujours très intéressante.
Cette fois-ci, il a invité Benoit Felten, consultant en télécommunication, qui nous parle des dernières évolutions du marché fibre optique. A côté de ses activités, il rédige également un blog toujours très bien informé et très complet : www.fiberevolution.com [en anglais]
Dans cette interview, Benoit Felten revient sur les 2 variantes du FTTH que sont les technologies point à point (P2P) et point-multipoint (G-PON), pour ceux qui n'ont pas encore suivi sur ce blog les variantes entre ces deux technologies. D'autres thèmes sont également évoqués comme : le déploiement de la fibre optique, la guerre qui s'est lancée entre Orange, Neuf Cegetel et Free, ou encore les appels du pied au Président Sarkozy pour effectuer un grand plan de déploiement ...
Donc voilà si vous avez une petite demie-heure devant vous et que vous ne connaissez pas grand chose à la fibre optique et ses grands enjeux, cette vidéo est faite pour vous :
Notre confrère Marc Rees de PC Inpact a passé une demi journée avec les équipes de déploiement de la fibre optique Neuf.
Il a interviewé A. Denecker, chef de projet déploiement du réseau Très Haut Débit et revient sur le choix technologique fait par Neuf Cegetel en matière de fibre optique.
Pour les néophytes de la fibre optique, on comprend clairement les 2 variantes du FTTH (Fiber To The Home, la fibre jusqu'à l'abonné) que sont le FTTH point à point (P2P) et le FTTH point multi-point (GPON). En un mot, "le P2P c’est une fibre par client, le GPON, une fibre pour plusieurs clients, jusqu’à 64". La principale problématique du P2P pour les équipes de déploiement est de faire passer les fibres optiques dans les sous-sols et de trouver des noeuds de raccordement pouvant accueillir toutes ces fibres.
A Paris, la plus grande partie du déploiement réalisé actuellement par Neuf se fait en FTTH P2P comme le souligne A. Denecker mais il y a des cas où le GPON est privilégié pour des raisons techniques.
Mais quoiqu'il en soit, le service fourni au client est exactement le même quelle que soit la technologie adoptée : en effet, même si on peut croire que le P2P permet un débit plus important que le GPON, cela ne se vérifie pas dans les faits car la part GPON est surdimensionnée : "on a 2,5Gb partagés avec des algorithmes pour accepter des crêtes de trafic pour les besoins ponctuels, notamment du téléchargement".
Voilà, je n'en dis pas plus sur le reste de cette interview, beaucoup d'autres choses intéressantes sont à lire directement sur le site de PCInpact.
Vous avez été très nombreux à nous poser des questions dans les forums ou par mails sur le réseau de fibre optique de Neuf.
Nous avons dégagé les quelques grandes tendances de ces questions et nous les avons posées hier aux responsables du marketing et du déploiement de la fibre optique chez Neuf Cegetel...
Voici les réponses à vos questions les plus fréquentes :
On dit que Neuf fait seulement du FTTB à Paris en s’appuyant sur le réseau déployé par Erenis, entreprise que Neuf a rachetée il y a quelques mois. Qu’en est-il réellement? [Neuf Très Haut Débit] Neuf a pris le parti de faire du FTTH, Fiber To The Home, c'est-à-dire de la fibre jusqu’à l’abonné. Le FTTB, Fiber To The Building, c’est-à-dire de la fibre jusqu’à l’immeuble, est une technologie historique et qui correspond aux immeubles déployés par Erenis en son temps.
Concrètement, quelle est la différence pour un « internaute FTTB » et un « internaute FTTH » ? [Neuf THD] Aucune en terme de service. Neuf annonce jusqu’à 50 M dynamiques de débit pour l’instant et les deux types d’infrastructures permettent de fournir ce service à l’utilisateur final.
L’installation dans son logement est légèrement différente : dans le cas du FTTB, le câble téléphonique existant est réutilisé tandis que pour le FTTH, un nouveau câble est installé depuis les parties communes dans le logement de l’abonné et une prise optique est posée. D’ailleurs, nous offrons ces frais d’installations jusqu’au 31 août prochain pour tous les nouveaux clients Neuf (au lieu de 59 € TTC).
Chez nos confrères du Journal du Net, vous pouvez voir une vidéo de Michel Paulin, directeur général de Neuf Cegetel, illustrant la stratégie de la fibre optique par Neuf.
Vous pourrez trouver la réponse aux questions comme "Que représente la fibre optique en termes d'investissements pour le groupe et quels en sont les retours attendus ?"
Dans une interview accordée à l'AGEFI, le quotidien des professionnels de la finance, le PDG de Neuf révèle que l'investissement en matière de fibre optique sera finalement plus massif que prévu.
Au lieu des 300 millions d'euros d'investissement d'ici à 2009, "ce sera plutôt 450 millions d'euros avec la contribution de 150 millions d'euros de SFR".
On apprend aussi que cet investissement se fera avec une montée en régime au fur et à mesure des années.
Après le récent rachat de Club-Internet portant le nombre d'abonnés ADSL de Neuf à 3 millions, Jacques Veyrat le PDG du groupe revient, dans une interview à BFM, sur cette acquisition ainsi que sur le déploiement fibre optique.
Jacques Veyrat évoque notamment sur l'investissement annoncé de 300 millions d'euros d'ici à fin 2009 afin de couvrir 1 million de clients. Si dans un premier temps, cette offre ne sera pas accessible au plus grand nombre, Jacques Veyrat précise bien que Neuf est dans une phase de déploiement active de sa fibre optique.
Nous voici sur un des chantiers où Neuf va déployer sa fibre optique. Nous avons suivi les équipes du déploiement qui avant la pose des câbles de fibre optique doivent préparer le terrain : travaux de génie civil, installation de goulottes dans les égoûts, ... . De nombreuses contraintes sont posées par les pouvoirs publics, des collectivités locales ou encore la voirie.
Ces travaux sont effectués par des équipes spécialisées dans leur métier.
Cliquez sur les vignettes pour les agrandir et ouvrir le diaporama :
Avec la généralisation future des chaînes HD, on pourra grâce à la fibre optique regarder plusieurs chaînes de télévision en haute définition en même temps (nécessitant chacun un flux d’environ 14 Mbits/s), alors qu’en ADSL il n’est possible que de voir un flux HD à la fois.
Autre innovation de la fibre optique, c’est l’arrivée de la vidéo 3D –actuellement en test chez Orange- qui permet de regarder des vidéos en 3 dimensions sans avoir besoin de porter des lunettes spéciales. La bande passante demandée est considérable (50 à 90 Mbits), c’est pourquoi seule la fibre optique permet d’accéder à ce service.
La fibre optique poussera également le marché de la VoD (vidéo à la demande) car le temps de téléchargement sera réduit ; mais aussi l’émergence de nouveaux services comme la possibilité de télécharger un DVD ou un CD complet en quelques minutes chez un cybermarchand afin de les graver chez soi.
Autre versant de la fibre optique, le débit montant également appelé upload, sera beaucoup plus rapide, permettant de mettre en ligne les films de vacances afin de les partager avec ses amis plus rapidement. Les technophiles y voit aussi la possibilité de transformer leur PC personnel en serveur pour pouvoir partager leurs fichiers plus rapidement aux personnes autorisées.
Par ailleurs, les utilisateurs de services de sauvegarde en ligne tireront pleinement profit de ces services car la sauvegarde d’un disque dur complet était jusqu’à maintenant fastidieuse et longue avec l’ADSL, avec la fibre optique cela sera plus simple et rapide.
Depuis quelques temps déjà, Iliad avait annoncé son envie de se lancer dans la technologie fibre optique. On se souvient notamment d’un communiqué de presse de septembre 2006 dans lequel Free annonçait un investissement massif de 1 milliard d’euros d’ici à 2012 : un véritable pavé dans la marre alors que les autres grands opérateurs étaient alors peu loquaces sur le sujet.
Dans la foulée, Free présentait les grandes lignes de son offre fibre optique à 29,99 € dont le lancement était prévu pour le premier semestre 2007. Un mois plus tard, on apprenait le rachat stratégique de Citefibre, un FAI parisien de fibre optique de plus de 500 clients.
L’avance de Free par ses annonces a vite été rattrapée par les autres opérateurs (Orange, Neuf Cegetel et Noos Numéricable) qui ont entre-temps lancé leur offre fibre optique au grand public. Côté Free, on a certes entendu parler de l’activation du premier NRO (Nœud de Raccordement Optique) à Paris dans le 15ème, mais le premier semestre 2007 est déjà bien engagé et l’offre de Free n’est pas encore lancée.
Elle le sera probablement dans les prochains jours comme l’a confirmé Maxime Lombardini, le nouveau DG d’Iliad à la Tribune. En réalité, ce lancement montre bien que Free est confronté aux mêmes contraintes techniques et administratives que les autres opérateurs. Maxime Lombardini reconnaît en effet que le déploiement de la fibre constitue un « véritable travail de fourmi ». La journaliste de la Tribune confirme que l’offre de Free ne concernera « que quelques habitants du 15ème arrondissement ».
L’optimisme affiché en 2006 par le groupe Iliad est donc tempéré par les réalités du terrain. Une affaire à suivre …
Source :
La Tribune – 24/05/2007; Communiqués de presse Groupe Iliad
Le portail des Freenautes, freenews.fr, est un peu la bible en matière les actualités liées à l’univers de Free. Et en bons rédacteurs, le journal on line suit les lancements et les offres de la concurrence.
Cette fois, c’est de la fibre optique de Neuf dont s’agit : la critique n’est pas trop acide et l’article évoque même que « Neuf Cegetel réussirait à prendre une longueur d’avance sur ses concurrents ». Free et Orange pour ne pas les nommer …
En toile de fond, l’article fait référence au récent partenariat noué entre Neuf et la FNAIM Ile de France. Il est vrai que ces derniers mois Neuf s’est montré très actif sur le marché du très haut débit : depuis début 2007, Neuf a officialisé l’acquisition de 2 fournisseurs d’accès fibre optique (Erenis à Paris et Médiafibre à Pau), a lancé sa propre offre « 100% Neuf Box en Fibre Optique » dans les zones éligibles, et tout récemment, il y a cet accord stratégique avec la FNAIM qui promeut le programme de raccordement d’immeubles en fibre optique.
Et si les Freenautes les plus convaincus se convertissaient à Neuf ?
Comme on l'avait annoncé il y a quelques jours, les nouvelles destinations de téléphonie en illimité sont activées. Les Neufnautes qui ont souscrit à la VoIP que ce soit par la fibre optique ou par l'ADSL peuvent donc appeler gratuitement et de façon illimitée plus de 50 destinations à travers le monde.
Voici les 21 nouvelles destinations disponible dès aujourd'hui :
la Guadeloupe, les Açores, Andorre, l’Argentine, les Canaries, le Chili, la Cité du Vatican, la Corée du Sud, la Guadeloupe, Guernesey, l’Islande, Israël, le Japon, Jersey, Madère, la Martinique, Monaco, la Norvège, la Réunion, Saint Marin, la Suisse et la Turquie.
Neuf Cegetel et la FNAIM Paris Ile-de-France ont conclu une convention de partenariat avec pour but de promouvoir le raccordement d’immeubles en fibre optique au travers des adhérents administrateurs de biens et syndics de la FNAIM Paris Ile-de-France et de proposer l’offre 9pass aux adhérents de la FNAIM Paris Ile-de-France (syndics, administrateurs de biens, conseils en immobilier d’entreprises, agences immobilières etc…).
Grâce à la FNAIM, Neuf Cegetel encouragera les administrateurs de biens et les syndics à promouvoir auprès de leurs clients le raccordement de leur immeuble en fibre optique par Neuf Cegetel et donner accès à l’offre 100% Neuf Box en fibre optique aux habitants des immeubles raccordés.
Ce partenariat permet à Neuf Cegetel de confirmer ses ambitions dans la fibre optique.
Alors que les internautes attendent un déploiement massif et rapide de la fibre optique, les trois grands opérateurs décidés à lancer la fibre (Neuf Cegetel, France Télécom et Iliad) ne semblent pas aller aussi vite que les utilisateurs le voudraient.
Ce déploiement est lent à cause non pas, des voies de passages facilitées par les réseaux d’égouts, mais plutôt à cause des diverses autorisations à obtenir de la part des municipalités, des directions de l’équipement et des syndics de copropriétaires.
Tous les opérateurs demandent une mutualisation des ressources pour abaisser les coûts de déploiement (au minimum 2 000 euros par abonné). Toutefois, il va falloir investir beaucoup d’argent et les opérateurs sortent le carnet de chèque : Neuf Cegetel compte en coopération avec SFR investir 300 millions d’euros et France Telecom 270 millions, d’ici à 2008 alors que Free aurait annoncé un « investissement d'un milliard d’euros sur 6 ans » selon Florence Puybareau de La Tribune.
Dans cet article du 29 mai dernier, le coût du raccordement moyen d’un abonné à la fibre optique est décomposé. Le constat est clair : sur un coût global de 2000 € par abonné, 50 % est imputable aux divers travaux de génie civil, tandis que les installations au sein de l’immeuble représentent à peine 20 % (350 €). Quant à la fibre optique à proprement parler, son coût de 50 € reste minime comparé aux travaux d'infrastructure ...
Ce sont 21 nouvelles destinations illimitées vers les postes fixes que Neuf vient d'annoncer à son offre de téléphonie sur IP: à compter du 1er juin prochain, les utilisateurs de la fibre optique (et des offres ADSL comprenant la téléphonie) vont pouvoir appeler en illimiter la Guadeloupe : les Açores, Andorre, l’Argentine, les Canaries, le Chili, la Cité du Vatican, la Corée du Sud, la Guadeloupe, Guernesey, l’Islande, Israël, le Japon, Jersey, Madère, la Martinique, Monaco, la Norvège, la Réunion, Saint Marin, la Suisse et la Turquie…
La téléphonie sur IP avec une connexion fibre optique permet une qualité que ne permet pas l'ADSL: avec la fibre, fini les grésillements, les imprévisibles coupures de lignes ou un son parfois médiocre.
Au total, Neuf propose donc plus de 50 destinations en illimité vers les fixes et même vers les mobiles du Canada et des Etats-Unis. L’opérateur e le plus de destinations illimitées en comparaison avec Free qui en propose 49, Club-Internet 40 et Alice 26 destinations.
Paris, le 2 avril 2007. Neuf Cegetel, premier opérateur alternatif français de télécommunications, annonce avoir finalisé l’acquisition de 100% du capital de la société Erenis, premier fournisseur parisien de téléphone, d'Internet et de télévision à très haut débit.
Erenis était jusqu’à présent financé par des investisseurs, dont Iris Capital, Crédit Agricole Private Equity, AGF Private Equity, la Caisse des Dépôts et Consignations et Net Partners, ce dernier ayant contribué à fonder la société et l’ayant soutenue depuis ses débuts.
Erenis, actif depuis 2003, constituera le socle de la stratégie de Neuf Cegetel dans la fibre optique pour les particuliers à Paris et en région parisienne. Avec Erenis, Neuf Cegetel ajoute à sa propre expérience d’opérateur de réseaux et services haut débit l’expertise de la négociation d’accords avec les syndics d’immeubles, du déploiement d’infrastructures à l’intérieur des bâtiments, de la vente et des opérations de services à très haut débit aux particuliers. Ces forces combinées permettront au groupe Neuf Cegetel de rapidement dépasser 100 000 logements raccordés à Paris, soutenant ainsi son objectif de gagner des parts de marché dans la capitale, et de proposer comme prévu courant avril une offre FTTx pour 29,90 euros ttc par mois.
Lors de la présentation de ses résultats annuels, Neuf Cegetel avait annoncé son intention d’investir 300 millions d’euros sur la période 2007-2008-2009, pour raccorder un million de logements et 250 000 clients. En outre, des discussions sont en cours avec SFR qui pourrait abonder cet investissement et permettre un déploiement encore plus rapide et ambitieux.
A propos de l’acquisition d’Erenis, Jacques Veyrat, Président-directeur général du groupe Neuf Cegetel déclare : « Erenis, sous l’impulsion d’actionnaires fondateurs visionnaires et d’une solide équipe de management, a pris une avance décisive à Paris dans le domaine du très haut débit. Neuf Cegetel va bâtir sur la très bonne dynamique d’Erenis pour lancer une offre FTTx dès avril et gagner ainsi des parts de marché ».
Daniel Caclin, Président-directeur général d’Erenis : « Alors que la concurrence dans le domaine de la fibre optique s’intensifie, notre entrée au sein du groupe Neuf Cegetel nous donne les moyens d’accélérer notre développement ».
François Tison, Directeur Associé du fonds d’investissement Net Partners, investisseur historique d’Erenis : « Dès 2003, en investissant dans Erenis nous avions l’ambition de faire émerger un leader du très haut débit. Le lancement par les principaux opérateurs d’investissements ambitieux dans la fibre optique et l’acquisition d’Erenis par Neuf Cegetel confirment notre vision et la pertinence de notre investissement ».
Le groupe Neuf Cegetel confirme (communiqué de presse) aujourd’hui le rachat d’une petite société paloise pionnière dans le déploiement de la fibre optique en France. Ce rachat est particulièrement stratégique pour l’opérateur alternatif car il le lance pleinement dans la course au très haut débit dans laquelle se sont lancés les principaux FAI nationaux. Via Médiafibre, Neuf Cegetel prend donc de l’avance en étant le premier grand opérateur à avoir des clients raccordés en fibre optique : et ce n’est là qu’un début !
Basée à Pau (agglomération de 220 000 habitants), dans le sud de la France, Mediafibre est une société qui s’inscrit dans le vaste projet Pau Broadband Country associant la Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées et de nombreuses entreprises des télécommunications. Elle commercialise depuis quelques années déjà un accès internet très haut débit via un raccordement en fibre optique de type FTTH (Fiber To The Home, chaque abonné est fibré jusqu’à son domicile). Mediafibre a misé sur la convergence en offrant des services triple play (téléphonie, télévision et internet) à des débits de 100Mb/s.
Mediafibre est un fournisseur de services triple play (téléphonie, télévision et Internet à 100 Mbps) qui s'appuie sur le réseau fibre optique construit par la communauté d'agglomération de Pau (dans le cadre du projet Pau Broadband Country)
Ce sont 40 000 foyers de l’agglomération paloise qui sont déjà raccordés en fibre optique (communes de Pau, Ousse, Lons, Lescar, Lee, Jurançon, Idron-Ousse-Sendets, Bizanos et Billère) et Mediafibre compte plus de 3 000 abonnés.
Cette acquisition est donc très stratégique et technologique pour Neuf Cegetel : Mediafibre va constituer un laboratoire pour Neuf avant le déploiement d’offres fibre optique sur le reste du territoire. Ca y est la course à la fibre optique en France est partie !...